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Article publié le : jeudi 27 septembre 2012 à 06:49 - Dernière modification le : jeudi 27 septembre 2012 à 11:37

Mali : l'ONU reste prudente sur l'envoi d'une force africaine dans le Nord

Le Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, à la tribune de l'ONU, le 26 septembre 2012.
Le Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, à la tribune de l'ONU, le 26 septembre 2012.

Par RFI

Lors d'une réunion consacrée à la crise sahélienne, à New York, le 26 septembre, le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra a répété que Bamako souhaitait le feu vert de l'ONU à l'envoi de troupes ouest-africaines pour participer à la reconquête du nord du Mali. Cette demande pressante a été relayée par plusieurs responsables africains, et par le président français. Mais d'autres se sont montrés plus prudents, comme le secrétaire général des Nations unies. Ban Ki-moon s'inquiète notamment des conséquences humanitaires.

A la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, le Premier ministre demande qu'une force internationale vienne en soutien de l'armée malienne dans la reconquête du Nord.

Cheick Modibo Diarra

Premier ministre du Mali

La présence de groupes terroristes de différentes nationalités au Mali et dans le Sahel est une situation qui doit mobiliser toute la communauté internationale pour une action concertée, rapide et efficace.

 

27/09/2012 par Karim Lebhour

Cette demande est relayée par le président français. « La communauté internationale doit prendre ses responsabilités pour le Mali et le Sahel. Ce moment est venu », a précisé François Hollande.

Le chef de l'Etat français qui, sans fermer la porte aux négociations, estime que toute perte de temps serait une complication supplémentaire. La priorité est donc, selon lui, le retour à l'intégrité territoriale. Une analyse partagée par plusieurs responsables africains qui, à l'instar du président sénégalais Maky Sall,demandent une action militaire rapide pour stopper la menace terroriste.

Plusieurs délégations refusent cependant toute précipitation : les objectifs d'une telle

Notre dossier spécial Mali

intervention doivent être clairement définis.

Du côté de Washington, on se dit soucieux d'un retour préalable à l'ordre institutionnel au Mali. Selon la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton « seul un gouvernement démocratiquement élu aura la légitimité pour parvenir à une résolution négociée au Nord ».

Une prudence partagée par le secrétaire général des Nations unies, Ban-Ki-moon, qui avertit que « toute solution militaire pourrait avoir de graves conséquences humanitaires ».

Une demande pressante

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Après des mois d’hésitations, ce mini-sommet sur le Sahel a permis d’accélérer la perspective d’une intervention militaire au Mali et la prise de conscience du risque terroriste dans une région qualifiée par la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton de « poudrière ».

Un Sahel trop longtemps négligé regrette le ministre des Affaires étrangères du Maroc Saaddine El-Othmani : « Il y a une certaine négligence. L’importance donnée n’est pas au niveau des défis de la région essentiellement les défis sécuritaires et les défis de développement. Et le trafic de drogue, le trafic d’armes. Il y a des défis importants qui dépassent les moyens des pays de la région et des pays concernés ».

Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra a appelé le Conseil de sécurité à autoriser rapidement cette intervention militaire. Mais si le principe est désormais acquis, la mise en place de cette force est encore floue. La Cédéao, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, mise sur au moins 3.000 hommes, sans pouvoir dire où trouver ces soldats.

A l’ONU, les diplomates chargés des opérations militaires estiment que le déploiement de troupes au Mali prendra au mieux plusieurs mois.

tags: Cheick Modibo Diarra - France - Mali - ONU
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(9) Réactions

Bien,,, Mais,,,,

La France doit s'appuier sur le MNLA pour trouver une solution sinon c'est du coq a l'ane

Pourquoi? Le MNLA n'est point

Pourquoi? Le MNLA n'est point majoritaire au Nord Mali, en toute consideration, ne represnte ni plus ni moins que des bandits-au meme titre que le MUJAO, ANSARDINE etc. Tous a bouter hors du Mali!

Mali

Comment les Americains pensent qu'on puisse faire une election democratique sans le Nord du Mali.

Instrumentalisation islamiste !!

L'Azawad est insoluble dans l'islamisme !! Ce n'est pas en mettant un black out total, sur les mots Azawad et autodétermination que cette région retrouvera la paix !! Aucune solution ne réussira, en mettant de coté les droits des peuples de l'Azawad !! Les Touaregs sont incontournables, dans toute solution sérieuse, même si tous les pays de la région, ont la même politique, vis à vis de ce peuple !!

Intervention militaire au Nord Mali

Selon les Nations Unies « toute solution militaire pourrait avoir de graves conséquences humanitaires ». Drôle d’inquiétude de l’ONU. Pourquoi l'ONU n’avait-il pas exprimé ses “inquiétudes humanitaires” à propos de la Libye? N’y-avait-il pas eu des morts là-bas au cours des interventions militaires de l’Occident? Les Nations Unies étaient-elles inquiètes quand elles avaient appuyé les Américains, l’UE et les autres à attaquer la Libye?

Mise ...............

Mise ...............à part les mines de sel où un ancien président du Mali envoyait ses mauvais amis et opposants pour des séjours gratuits!
Sans doute avait-il lu un peu et se voyait jaloux de n'avoir pas comme certains en Europe une Sibérie libératrice et conservatrice d'anti-machin,anti-bidule et anti-tout......!!!!
Maintenant pourquoi les instances et Communautés Internationales trainent-ils les pieds pour venir.......ouvertement?????
Peut-etre tout simplement qu'ils y sont déjà depuis longtemps,aides
techniques,logistique,militairement,matériellement.......et tout simplement n'ont-ils point un grand besoin des pseudo existants en places actuellement.
Depuis des mois voir des années que toute cette zone se trouve sous surveillance internationale avec une certaine "entente" locale,vu les moyen techniques actuels.........l'inventaire des grains de sables et signes de vies doit etre fait.

solution rapide pour le Mali

Le problème malien mérite une solution immédiate, plus le temps passe plus les intégristes s'installent et rendent la situation plus compliquée. Cette situation permettra au noirs africains musulmans de connaître leurs vrais amis. De quel côté les pays arabes vont se ranger, ouvrons les yeux et soyons plus lucides et responsables.

Quelle hypocrisie!

Solution négociée, conséquences humanitaires pour les populations, ... Quelle hypocrisie de la part des américains et de Ban Ki-Moon!
Négocier avec qui? avec ceux qui ont pour préalable l'application de la charia dans tout le Mali?
si la solution militaire aura des conséquences humanitaires, les populations du nord du Mali vivent - elles mieux aujourd'hui?
Je crois qu'il ne faudra compter ni sur l'ONU, ni sur les américains.

Mali ; surtout pas de dérobades

Mali : surtout pas de dérobade
» L’Onu reste prudente sur l’envoi d’une force militaire au Nord du Mali « nous dit-on
Mais çà ce n’est pas l’opinion de la majorité des membres de l’Onu, ce n’est pas l’opinion de la majorité des délégués nationaux à l’Assemblée générale qui se tient présentement à New York. C’est l’opinion de certaines puissances-qui après avoir délibérément choisi d’aller faire la guerre à des milliers de kilomètres de chez elles, dans une région dont elles ne maitrisent rien- ont créé le chaos et semé les germes de l’insécurité et de l’instabilité..En tergiversant sur des faits de violation patente des droits de l’homme, de risque de remise en cause de la paix , de la stabilité , de la sécurité de toute une région, ces puissances sont entrain de faillir à leur mission. En tout cas, il apparait qu’on ne peut compter sur l’actuel Secrétaire Général des Nations Unies qui malheureusement n’a pas la même lecture de son rôle que Koffi Annan. Rappelons-nous que ce dernier s’était ouvertement opposé à l’aventure militaire Américaine en Irak alors que Ban Ki Moon –depuis le début de son magistère brille par son manque d’initiative et son autorité se faisant invariablement le porte -parole ou l’avocat des puissances guerrières et bellicistes du Conseil de Sécurité sur les grandes questions de ce monde .Ces mêmes puissances n’agissant que quand elles y voient leurs intérêts, il urge alors de rééquilibrer le Conseil de Sécurité .La baisse des tensions et la paix mondiale en dépendent

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