Les partisans maliens d'une intervention militaire augmentent la pression
Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra a donc demandé cette semaine au Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution autorisant une force militaire internationale pour reconquérir le nord du pays. Cette demande formelle des autorités maliennes est une étape essentielle dans le processus. L'option militaire est-elle désormais la seule option ? « Oui », déclare le Premier ministre dans un entretien au quotidien Le Monde en affirmant que le « temps pour les négociations est passé ». Mais tous les acteurs politiques maliens ne sont pas forcément sur la même longueur d'onde.
Au sein de l’appareil d’Etat, le Premier ministre malien apparaît désormais comme le chef de file des partisans de la méthode forte contre les jihadistes qui contrôlent le nord du Mali. Dans tous les cas, son discours se fait désormais plus musclé. Dans un entretien accordé à plusieurs journaux, il estime que l’heure n’est plus à la négociation et qu’il faut affronter l’ennemi.
Mais au Mali, tout le monde n’adopte pas ce ton guerrier. L’ex-junte par exemple, plutôt favorable à une intervention militaire, affirme néanmoins que les forces maliennes doivent être le pivot de l’opération « Reconquête du Nord ».
Quand au président malien Dioncounda Traoré, il semble souffler le chaud ou le froid. Il a récemment affirmé avoir deux cartes en mains, celle de déclencher les hostilités contre les jihadistes et celle d’engager les négociations.
Au sujet justement des négociations, signalons que l’Algérie accueille depuis quelques jours des responsables du mouvement islamiste Ansar Dine alors qu’au même moment un officiel malien se trouve à Alger. D’après nos informations, les frères ennemis ont eu au moins un entretien.
Le leader touareg Attabo reste introuvable. Le président touareg du Conseil du cercle d'Ansongo, dans le nord, a été enlevé le 18 septembre dernier. Mohamed Ag Attabo, réfugié avec sa famille au Niger, séjournait alors à Bamako où il assistait à plusieurs réunions liées à ses fonctions. Depuis, il n'a toujours pas reparu, mais une piste semble émerger. « Nous ne savons pas où il est. Nous n’en avons aucune idée. » Au ministère de la Sécurité intérieure, on affirme que l’enquête de police lancée après la disparition de Mohamed Ag Attabo n’a pas avancé d’un pouce et qu'il n’existe même aucune piste. De leur côté, des élus du nord affirment avoir créé une commission : « Nous essayons d’enquêter et de demander. Tous les jours, on essaie », explique Abdoulay al-Maradi, président du Conseil du cercle de Gao qui reconnaît n’avoir aucune nouvelle et d’être en mesure de formuler aucune hypothèse. Un autre élu du cercle d’Ansongo, en revanche, croit en savoir beaucoup plus. Cet élu, qui préfère rester anonyme, affirme avoir parlé avec un officier des bérets verts, les militaires à l’origine du coup d’Etat et nouveaux hommes forts du pouvoir à Bamako. Selon lui, Mohamed Ag Attabo serait retenu dans le camp militaire de Kati, fief des bérets verts lesquels lui reprocheraient d’être liés au Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et d’avoir fourni des renseignements au mouvement indépendantiste touareg. Cet élu affirme être inquiet pour Mohamed Ag Attabo, même s’il croit savoir qu’il serait bien traité. Confronté à cette hypothèse, le ministère de la Sécurité intérieure ne change pas de position : « Nous ne pouvons rien confirmer. » |

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HONTE AUX PORTEURS D'UNIFORMES
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Mali un et indivisible et laic
AQMI, Ansardine, mnla, Boko-Haram, C'est blanc bonnet, bonnet blanc. Le peuple du Mali, au nord du Mali, est incontestablement pour un Mali un et indivisible et Laic. Maudits soient le mnla et ses allies terroristes qui etait leur seule et unique force.
En voici une preuveirréfutable que mnla=Ansardine=AQMI.
""La conquête de l’Azawad arabe" : c’est le nom de la deuxième vidéo publiée le 11 juillet par Ansar Eddine. Le groupe islamiste dirigé par Iyad Ag Ghali, qui contrôle le Nord-Mali, montre ainsi qu’il était sur tous les fronts contre l’armée malienne.
La deuxième vidéo publiée par Ansar Eddine (voir ici la première) commence par présenter le nord du Mali) comme une terre faisant partie de l’immense Sahara islamique depuis des siècles et dont le peuple s’est uni pour « défendre le drapeau de l’islam ». Puis on découvre, en alternance avec le discours de Cheick Aoussa, l’un des leaders du groupe armé, des images de l'offensive sur Tessalit, dans la région de Kidal, et de la prise du camp d’Amachach, à la fin du mois de mars dernier. Les combattants arrivent dans un camp abandonné (5e minute), où les islamistes découvrent notamment un magasin rempli d’armes légères et de munitions.
...Dans la cour s'entassent à terre des canons antiaériens, des semis-blindés et des BRTR stationnés. Dans son discours en arabe traduit en tamasheq (10e minute), Cheick Aoussa demande l’appui de tous les leaders religieux, avant que les images de la prise de Kidal ne s’enchaînent. Quelques minutes plus tard, on découvre pour la première fois dans la vidéo, le chef du groupe Iyad Ag Ghali (18e minutes) en habillé bleu ciel, venir superviser la troupe avant l’assaut final sur Kidal."
http://www.dailymotion.com/video/xslw1f_la-conquete-de-l-azawad-arabe_news
Je suis parfaitement d'accord
Je suis parfaitement d'accord avec toi. MNLA = AQMI = Ançar Dine = MUJAO = Al Qaïda. Mais le peuple du Mali, en premier lieu, ses dirigeants dont ATT, sont les premiers responsables de cette tragédie. ATT a été lâche et hypocrite dans la gestion du terrorisme et de la lutte contre les trafics dans le Sahel. Il était passif, croyant que cela protégera le Mali. Certains spécialistes du renseignement en Europe et aux USA soupçonnent même les forces de sécurité maliennes d'avoir pactisé avec AQMI et les trafiquants de drogue quand ils donnait du fil à retordre à la Mauritanie, l'Algérie et le Niger entre 2008 et 2011.
Et puis, je ne sais pas pourquoi toute une armée peut s'en fuir devant de bandes armées seulement de pick-ups. Malgré votre naufrage, vous trouvez un moyen d'organiser des nuits du basin à Bamako. Je comptais les Maliens parmi les peuples courageux et conscients de l'Afrique de l'ouest. Mais actuellement, je déçu de vous. Apparemment, les pays de la sous-région sont plus préoccupés de la situation au Mali que les Maliens eux-mêmes.
Intervention militaire au Nord Mali
Tout le monde finira par comprendre qu’il n y a rien à négocier avec les islamistes qui, au départ, estiment qu’il faut sans condition accepter l’application de la charia dans tout le Mali avant toute négociation. Des négociations sur la base d’intransigeance au départ ? L’intervention militaire s’avère l’unique barrière aux fanatiques du «totalitarisme religieux » !