Mali - 
Article publié le : mercredi 03 octobre 2012 à 23:53 - Dernière modification le : jeudi 04 octobre 2012 à 05:57

Occupation du nord du Mali: des ressortissants de la région témoignent

Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra lors d'une réunion avec des responsables politiques du nord du pays, le 10 août 2012 à Bamako.
Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra lors d'une réunion avec des responsables politiques du nord du pays, le 10 août 2012 à Bamako.
REUTERS/Adama Diarra

Par Ursula Soares

Les « Assises de l’occupation » se sont ouvertes, ce mercredi 3 octobre, à Bamako. Pendant deux jours, de simples habitants du nord mais aussi élus, associations, chefs traditionnels ou encore religieux viennent témoigner de leur quotidien et parler de leur vie sous l’occupation des groupes islamistes. Ils viennent aussi proposer leur vision d’une sortie de crise. Ces « Assises de l’occupation » sont organisées par la Coalition pour le Mali, qui prône la négociation sans forcément s’opposer à l’option militaire.

C’est un nouvel état des lieux de l’occupation du nord du Mali que la Coalition pour le Mali a tenu à établir. Ce collectif d’organisations de la société civile, de regroupements politiques et de personnalités indépendantes, créé en mai 2012, n’est pas à sa première action. Au mois d’août dernier, la Coalition pour le Mali avait envoyé des délégations à Kidal, Gao et Tombouctou pour exprimer sa solidarité aux populations des régions occupées et pour prendre contact avec les acteurs locaux mais aussi avec les leaders des groupes armés, essayant de trouver ainsi des pistes de dialogue. Appelé à s’en saisir, l’Etat malien n’a donné aucune suite à cette initiative.

Faut-il une intervention armée ? Faut-il négocier ?

En ce premier jour d’Assises, les ressortissants de la région de Gao ont été parmi les premiers à s’exprimer. David Baché, correspondant de RFI, à Bamako, y a assisté, et a, lui aussi, recueilli plusieurs témoignages. Ainsi, il a pu interviewer Mahamane Salia Maïga, maire de la commune du Bourra, dans le cercle d’Ansongo, dans la région de Gao, occupé par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO). Le maire de Bourra précise que ce groupe terroriste y fait régner la terreur qui passe, dit-il, « par les amputations, les coups de fouet et les coups de cravache en public lorsque, par exemple, quelqu’un est pris en train de chiquer du tabac ou de fumer ou bien lorsqu’une femme ne porte pas de foulard », entre autres exemples.

Aujourd’hui, Bamako et les pays voisins de la Cédéao s’activent pour accélérer la mise en œuvre d’une intervention armée pour libérer le nord du Mali. Les Etats-Unis eux-mêmes n’excluent pas d’y mener une action militaire même si, pour le moment, ils soutiennent la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui cherche à monter une intervention dans le nord du Mali, avec le feu vert de l’ONU. Interrogée, ce mercredi 3 octobre, sur une éventuelle opération militaire unilatérale américaine au Mali, la porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland, a répondu : « Je ne vais évidemment rien ajouter ni rien exclure ici, mais pour le Mali nous sommes concentrés sur les efforts de la Cédéao ».

Sur ce sujet, le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra, le 4 octobre à New York, des consultations « préliminaires ».

A cette question de savoir s’il faut une intervention militaire ou bien s’il faut négocier, le maire de Bourra répond qu’ « il faut toujours et d’abord privilégier le dialogue » mais il n’exclut pas l’intervention militaire comme étant une des solutions.

Mahamane Salia Maïga

Maire de la commune du Bourra, dans le cercle D’Ansongo.

Il n’est pas question de négocier avec des groupements pour appliquer la charia.

 

03/10/2012 par David Baché

Amil Boubacar Touré est le représentant des «Jeunes patrouilleurs » à Gao. Depuis le début de l’occupation, lui et d’autres jeunes de la ville font des rondes nocturnes pour sécuriser les habitants. Il est plus catégorique. Selon lui, il faut privilégier la manière forte : « Aujourd’hui, nous sommes à 251 jours sous occupation. Les gens ne peuvent plus tenir. Nous prônons maintenant l’intervention militaire. Même si ce sont des Maliens qui sont avec eux, il faut les mâter parce qu’ils ont trahi la nation. S’ils ont pris des armes contre nous, en tant que Maliens nous ne les considérons plus comme des Maliens », s’est-il insurgé, au micro de RFI.

Ibrahim Salihu est le président du Cadre de concertation régional des jeunes de Gao. Sa position est radicalement différente. Il affirme que, pour la sortie de crise, la voie de la négociation est possible.

Ibrahim Salihu

Président du Cadre de concertation régional des jeunes de Gao.

Je dis que le dialogue est possible.

 

03/10/2012 par David Baché

A l’issue de ces deux jours de débats, une synthèse sera réalisée à partir de toutes ces contributions scrupuleusement recueillies par les organisateurs. Tous ces témoignages et toutes ces propositions de sortie de crise seront mis à la disposition de l’Etat malien.

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(3) Réactions

occasion pour eviter le pire

mnla est sur le terrain mais pas dans les grandes villes et concient de ce qui se passe sur le terrain mais MNLA ne veut pas faire la geurre gratuit pour l'instant avant d'etre rassurer a la place de l'armee malienne pour reconcerire le nord mais vous donne l'occasion de voir les consequences que les allies du Mali (AQMI et Mijao)ont commit sur le terrain.MNLA peut intervenir partout au nord mais a condition que le monde assume sa responsabilite et rassure MNLA de trouver une solution definitive a ce conflu que le Mali et MNLA doivent respecter, la suelement MNLA serai pres a se mettre devant pour chasser ces bandits qui se sert de la religion pour masquer leur bute. si non la lutte continue jusqua a la fin du monde la generation d'aurdhuit ne font que suivre la lutte de 1958 nous allons nager juisqua arriver au bute.soit on cohabite pour vivre en semble dans ce pays en paix loin de la haine du racisme et du langage majorite et mignorite loin du marginalisation de tous genre. soit chacun vie chez soit Mali et AZAWAD

Le MNLA n'est pas au Mali, mais plutot au BURKINA FASSO

La carte des rebelles Touareg a été un mauvais pion sur l’échiquier. Comme le ridicule ne tue point chez ses bandits de grand chemin, qui ne représentent point le peuple touareg, mais leur propres intérêts, ils abandonnent l’indépendance au profit d'un soi-disant droit à l’autodétermination. Une chose est sure, l'issu est connue, l’autodétermination telle que souhaitée par ses renégats, sera rejetée par la majorité des habitants du Nord du Mali. Une frange importante des touaregs ne se reconnaissent pas dans les revendications sécessionnistes du MNLA. Ha! les éléments du MNLA s'ils savaient.....

Nord du Mali

Négocier quoi? L’imposition de la charia? Par un groupuscule d’individus fanatiques sans civilisation ni éducation quelconque ! Dans quel siècle sommes-nous donc ? Siècle de prises d'otages sans respect de la personne humaine pour extorquer de l'argent et faire du terrorisme, des affaires de drogue, l’amputation de mains, de jambes ; des coups de fouets et de cravache en public, des lapidations à mort de personnes enfoncées dans des trous jusqu’à la taille ? La femme devenant pratiquement esclave de l’homme ! Est-cela que l'on veut négocier avec les islamistes du Nord Mali? Apres ces islamistes, forts de ces négociations, vont continuer la même chose dans tous les pays de l'Afrique de l'Ouest d'abord et dans tous les autres pays d'Afrique par la suite, parce qu'ils auront acquis un antécédent depuis le Mali!
La seule solution, certainement douloureuse, mais inévitable et définitive, c’est l’intervention militaire !
Toute autre approche est une demi-mesure, un recul devant les fanatiques islamistes !

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