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Article publié le : dimanche 07 octobre 2012 à 13:43 - Dernière modification le : mercredi 10 octobre 2012 à 11:15

De l'anglais au Gabon : Ali Bongo coupe court à la polémique

Le président gabonais Ali Bongo et son épouse Sylvia (à gauche) ont été reçus par le couple présidentiel rwandais, Paul et Jeanette Kagame, le 5 octobre, à Kigali.
Le président gabonais Ali Bongo et son épouse Sylvia (à gauche) ont été reçus par le couple présidentiel rwandais, Paul et Jeanette Kagame, le 5 octobre, à Kigali.
AFP PHOTO / THIERRY DUSHIMIRIMANA

Par RFI

Concluant une visite de deux jours au Rwanda lors d'une conférence de presse avec son homologue Paul Kagame, le président gabonais Ali Bongo est revenu sur la polémique autour de sa volonté de faire de l’anglais une des langues officielles de son pays. Polémique « ridicule », selon le président gabonais.

De nombreuses interrogations avaient émergé lorsque, à une dizaine de jours du sommet de la Francophonie, la présidence gabonaise avait annoncé qu'Ali Bongo allait se rendre à Kigali ce week-end notamment pour voir s'il y avait matière à s'inspirer du Rwanda dans le domaine du bilinguisme. Pour rappel, Kigali, qui accuse la France d’avoir soutenu le régime génocidaire de 1994, a fait de l’anglais sa troisième langue officielle avant de devenir membre du Commonwealth en 2009.

Couper court à la polémique. C’est donc en substance ce qu’a souhaité faire le président gabonais samedi. Interrogé sur l’émoi provoqué dans la francophonie par sa visite au Rwanda, Ali Bongo n’a pas mâché ses mots : « Tout ceci est ridicule, je dis bien ridicule. Il y a des problèmes beaucoup plus graves aujourd’hui auxquels nous avons à faire face que de perdre notre temps à polémiquer sur une question comme celle-là, qui est tout simplement ridicule. En fin de compte, je qualifierais tout ceci de tempête dans un verre d’eau. »

Un avis partagé par le président Kagame : « Nous ne nous serions pas rencontrés pour discuter de ces petites choses. Le président n’aurait pas abandonné toutes les choses qu’il était en train de faire et venir ici pour simplement parler de langues. Je suis sûr que le président n’y pensait même pas. Je peux vous assurer que c’était quelque chose que nous n’avions pas dans notre agenda et dont nous n’avons même pas parlé. »

En effet, pendant ces 48 heures, les deux chefs d’Etat ont souhaité mettre en avant leur volonté affichée de coopération, notamment économique, sans cependant faire d’annonce précise.

tags: Ali Bongo Ondimba - Francophonie - Gabon - Paul Kagame - Rwanda
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(17) Réactions

Franchement, avant de

Franchement, avant de défendre une langue étrangère, il devrait d'abord s'occuper de sa langue maternelle dont il n'est pas sûr qu'elle sera toujours parlée dans 50 ans! .....

La caravane passe

Pendant que vous polémiquer sur les langues de vos anciens maîtres (Anglais ou Français) nous avançons avec le Haoussa qui grâce au cinema, la musique, le commerce et autres s'incère partout. Savez vous que l'industrie cinématographique nigérianne et l'une de plus performantes et prolifiques du monde ? Des pays comme le Cameroun, le Nigéria, le Ghana, le Togo, le Benin, le Niger, le Tchad, la Centrafrique, le Gabon, le Soudan, etc... sont touchés par la pénétration des films et musiques Haoussa ? Ils comptent de plus en plus de locuteurs en Haoussa ? Voilà des actions concrètes et le roulot comprésseure et en marche. C'est pas vos petits calculs de positionnement politique ou mise en conccurence de vos anciens bourrots qui vont changés les choses. Aller sur les marchés de Yaoundé, Cotonou, Lomé, Douala, Bangui ou Accra pour mésurer le phénomène et vous m'en direr.

Il n'a pas besoin d'aller à Kigali pour ça...

Si Ali Bongo veut introduire l'anglais au gabon, il n'a certainement pas besoin d'aller à Kigali. Son voisin dui Nord, le Cameroun-(Cameroon...) parle les deux langues. Qu'Ali s'inspire de l'exemple camerounais. Qunat au français...il était une fois le latin... l'avenir seul décidera du sort de la langue de Voltaire. For the time being, let's just wait and see!

madame kagame

jeannette doit essayer de maigrir sinon la santé !!!!

L'intention est bonne

Parler l'anglais est de mon point de vue une très bonne chose. Ce d'autant plus que l'anglais est la langue universelle. Cependant, j'ai bien peur qu'une autre idée ne se cache derrière cette volonté de faire parler aux gabonais l'anglais. C'est ce dont dénonce certains acteurs politique du pays.

Dictatute

Ceci est l'un des indicateurs des Présidents mal élus, des putschistes et autres dictateurs. Le peuple n'est pas consulté, et on lui impose une nouvelle langue. Vous verrez que bientôt c'est le tour de Joseph Kabila, l'un des putschiste comme Bongo.

se soucier de parler les

se soucier de parler les autres langues au detriment de sa langue maternelle est une disparution dans l'humanité

Le Français c'est une vraie

Le Français c'est une vraie richesse pour l'Afrique - au même titre que l'anglais d'ailleurs. Il permet aux africains de plusieurs origines de se communiquer et de se comprendre, et rien que pour cela il mérite bien qu'on sy attache malgré son origine non-africaine. Je dirais la même chose des langues africaines qui ont de l'ampleur - lingala, swahili, yoruba, ...

Vous avez parfaitement

Vous avez parfaitement raison; il faut ajouter aussi le Hausa qui est une langue en pleine expansion.

Francophonie ou instrument de recolonistaion ?

Qu'est-ce que c'est ridicule ? La France cherche à tout prix à garder dans son giron les pauvres pays africains parlant le français, mais ces pays ne se rendent pas compte à quel point cette langue sert d'instrument par excellence de recolonisation aux fins de satistaire les intérêts masqués de l'entreprise française. Daucuns savent bien qu'en utilisant l'anglais comme langue de rechange, on diversifie les moyens de communication, on entre facilement en contact avec les autres peuples aux cultures différentes et on évite de ce fait d'être enfermé, d'être cachotier dans une bulle... française dont on voit qu'elle est de plus en plus en perte de vitesse face à l'anglais qui prend de plus en plus de l'espace à l'échelle mondiale.

Nous pensons que l’exemple du Président du Gabon Ali Bongo de diversifier les langues de communication est un très bon exemple qui devrait être suivi par les autres Présidents africains, du moins s'ils veulent se libérer un jour du joug néocolonial français, et décider librement des voies et moyens de développement de leurs pays respectifs sans devoir passer par leur maître installé à Paris. Il ne faut surtout pas perdre de vue que la guerre froide a pris fin depuis l'écroulement de l'empire soviétique il ya de cela plus de 20 ans et a ainsi laissé place aux guerres à caractère géopolitique qui sont aujourd'hui à la mode. Place donc aux africains de réfléchir à ces phénomènes et de se décider ....

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