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Afrique

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Romano Prodi, un Européen pour représenter l’ONU au Sahel

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Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a nommé Romano Prodi émissaire de l'ONU pour le Sahel. La décision a été entérinée aujourd'hui, mardi 9 octobre, par le Conseil de sécurité. A 72 ans, Romano Prodi a été élu deux fois chef du gouvernement italien et a également été président de la Commission européenne. Ban Ki-moon met en avant ses qualités de diplomate et de médiateur.

Avec la création du poste d’émissaire au Sahel, le 26 septembre dernier, lors d’un sommet en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, l’ONU semble donner aux troubles dans le nord du Mali toute son attention. Les deux tiers du pays sont occupés par des groupes islamistes depuis six mois, et l’instabilité menace toute la région.

Romano Prodi aura comme tâche centrale de trouver une solution à la crise, entre le dialogue, que certains croient encore possible, et une intervention militaire que d’autres appellent de leurs vœux.

Plusieurs autres candidats avaient été évoqués pour ce poste, dont l'Algérien Said Jinnit, représentant de Ban Ki-moon pour l'Afrique de l'Ouest, et l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Ce mardi, François Hollande a soutenu le choix du secrétaire général des Nations unies à l’issue de sa visite à Paris. « Le nom proposé me paraît le bon », a déclaré le président français.

Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, Ban Ki-moon souligne que « Romano Prodi a une longue et brillante carrière au sein de la diplomatie internationale comme un bâtisseur de consensus ».

Un homme effacé, sans charisme

Romano Prodi n’est pas inconnu à l’ONU, puisque depuis l’automne 2008, il préside un groupe de travail entre les Nations unies et l'Union africaine pour le maintien de la paix en Afrique.

Originaire de la région de Bologne en Italie, Romano Prodi est entré tardivement en politique. Professeur d'économie et de politique industrielle, à l'air bonhomme, il a d’abord consacré sa carrière au monde universitaire. « Il Professore », comme on le surnomme, réalise le tour de force de rassembler en 1995 une large coalition, des centristes à l’extrême gauche. Un an plus tard, sa formation remporte les élections législatives et il devient président du Conseil. Sa politique d'austérité lui coûtera le soutien de l'aile gauche de sa coalition, et deux ans après être entré en fonction, il est contraint de démissionner.

Il devient ensuite président de la Commission européenne. C'est sous son mandat, de 1999 à 2004, que l'euro est entré en vigueur, et que l'Union européenne est passée de 15 à 25 membres. A Bruxelles, il est souvent décrit comme effacé et sans charisme. Mais grâce à ses qualités de médiateur, il revient sur la scène politique italienne à la tête d’une nouvelle coalition de centre gauche.

Face à son ennemi, l'éclatant Silvio Berlusconi, il oppose sérieux et humilité. En 2006, il remporte une nouvelle fois les élections. Cette fois encore, sa coalition éclate. Romano Prodi décide de quitter la politique italienne en 2008.

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