Sommet de la Francophonie: l’opposition doit choisir entre manifester ou rencontrer le président français

Des supporters de l'UDPS d'Etienne Tshisekedi manifestent dans les rues de Kinshasa, le 23 décembre 2011.
© REUTERS/Jonny Hogg

L’organisation de la rencontre prévue entre François Hollande et Etienne Tshisekedi n’est pas simple. Samedi 13 octobre, le leader historique de l’opposition congolaise doit rencontrer le président français dans la résidence de l’ambassadeur de France à Kinshasa. Le problème est que son parti, l’UDPS, avait prévu une manifestation, une marche pour accompagner son leader. Côté français, on ne souhaite surtout pas de désordre à l’occasion de ce rendez-vous et on le fait savoir.

Pour l’Elysée il n’est pas question que François Hollande se fasse piéger à cause d’une manifestation qui pourrait mal tourner. Dans un message adressé à la direction de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), l’ambassade de France déclare qu’il est hors de question pour François Hollande de rencontrer Etienne Tshisekedi si des manifestations font courir des risques d’affrontements violents. Affrontements dont le président français pourrait être tenu pour indirectement responsable.

Le message est passé. Pas complètement, mais un peu. L’UDPS n’appelle plus à accompagner Tshisekedi depuis chez lui jusqu’à la résidence de France. Elle demande à ses « combattants » d’aller au boulevard du 30 Juin, en plein centre de la capitale, et de ne surtout pas dépasser ce boulevard ; ce qui les maintiendrait assez loin du lieu de la rencontre.

Cette affaire n’est pas sans inquiéter les autorités. La police est capable d’encadrer calmement une foule, elle l’avait montré lors du dépôt de candidature d’Etienne Tshisekedi en septembre 2011. Mais le pouvoir ne souhaite pas voir une démonstration de force de l’opposition. Et à l’inverse, si les forces de l’ordre répriment, cela peut très mal tourner. Cette journée de samedi s’annonce donc compliquée.

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