Mali: les Africains cherchent à établir un cadre de dialogue pour éviter une intervention militaire

Agitation diplomatique et contacts se multiplient en Afrique de l'ouest, au moment même où Paris fait circuler au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution pour préparer une intervention militaire au Mali. Tous ces contacts visent à pousser les protagonistes maliens sur la voie des pourparlers, comme le prévoit d'ailleurs la résolution présentée par la France, parallèlement à l'option militaire. Le médiateur burkinabé a ainsi transmis à Bamako un projet de cadre de dialogue, tandis que le ministre algérien des Affaires africaines vient d'achever une tournée en Afrique de l'ouest et à Paris.
Bamako a toujours posé comme préalable au dialogue avec les groupes armes l'intégrité du territoire et la laïcité de l'Etat. Sous la pression de la médiation, le MNLA a supprimé de sa plateforme le terme « indépendance » pour le remplacer par « autodétermination ». Reste à savoir si c'est un terme acceptable pour Bamako. En ce qui concerne Ansar Dine, Alger et la Cédéao sont tous les deux à la manœuvre pour pousser à une séparation d'avec Aqmi, afin de rendre le contact possible avec Bamako.
Car avec ou sans utilisation de la force, il faudra bien, estime-t-on du coté de la Cédéao, que les protagonistes dialoguent pour sortir de la crise.
Mais pour l'instant Bamako n'a toujours pas dessiné les contours du cadre de dialogue stratégique, souhaité par la Cédéao. Un cadre qui devra déterminer les acteurs du dialogue, le calendrier et les objectifs. Et Bamako traîne toujours à mettre en place la structure nationale de dialogue promise, ou au moins à mandater des émissaires.
Bien qu'Alger et la Cédéao se posent en concurrents dans la médiation avec les mouvements touaregs, ils poussent tous les deux Bamako à mettre en place les conditions d'un dialogue, dont l'état d'avancée sera examiné lors de la réunion du groupe de contact, le 19 octobre prochain à Bamako, en présence de l'Union africaine, de la France, et des Etats-Unis.
L'argent, nerf de la guerre
L'argent, c'est le nerf de la guerre. Déployer une force militaire de 3.000 hommes, comme l'a envisagé la Cédéao, coûte cher et personne ne se précipite pour passer a la caisse. Les Etats d'Afrique de l'ouest n'ont pas les moyens. Les Européens, qui subissent la récession chez eux, ne veulent pas financer seuls une intervention évaluée a 100 millions de dollars tous les six mois. Les Nations unies sont également sur la réserve et s'inquiètent aussi de la faisabilité et de l'efficacité d'une opération militaire au nord du Mali. Tout le monde est fauché et la Cédéao « n'a pas un kopeck », dit un diplomate de la région, avant de conclure : « Le dialogue, ça ne coute pas cher. » |

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(3) Réactions
A force..............
A force..............de jouer avec des dogmes arriérés , pourtant pas très anciens, soit disant religieux...... le talibanisme arrive aux portes de l'Europe via la banlieue Africaine!!!!!
Ce laxisme prépare le terreau d'un futur et proche conflit.
Peut-etre une issue pour le sauver l'échec des politiques actuelles,essoufflées,sans solutions aucunes car tout le système sociétal est cancériser par un des outils régulateur : l'économie menteuse!!!!!!
Apparemment les autres conflits mondiaux,outre les morts et disparus,ont boostés les techniques,les économies,le marché du travail,créations d'emplois et libérations de places.......!!!!!
Ne cherchons plus les terrains.....ils sont déjà trouvés!!!!
Interventon militaire ou négociation
On peut discuter de tout, mais il y a 2 choses intouchables:
La laïcité du Mali, c’est-à-dire, rejet de la charia, et l’intégrité territoriale du Mali, c’est-à-dire, pas de sécession pour AZAWAD.
Il n’y a vraiment aucune autre alternative que l’intervention militaire, face à l’intransigeance des islamistes fanatiques qui ne sont pas prêts à renoncer à la charia. L’éradication totale de ces fanatiques s’impose, et pour la sécurité du Mali, et pour celle de l’Afrique toute entière, et pour celle de l’Europe dont particulièrement la France, et enfin pour celle du monde entier ! Le totalitarisme religieux, voilà le danger ! Toute négociation avec ces islamistes ne fera que leur donner du répit pour se préparer davantage, et revenir plus tard en force avec leur folie religieuse, parce qu’ils n’auraient jamais pensé que leur initiative radicale pourrait amener l’Afrique et le monde occidental à se lever comme cela se profile à présent. On ne peut pas leur faire confiance. Si on négocie avec eux, ils resteront dans les milieux là-bas, dans le Sahel où ils trouveront toujours les moyens de cacher des armes, de continuer les prises d’otages et le trafic de drogue. L’intervention de force est la meilleure solution : à quelque chose malheur sera bon.
Bien sûr, il y aura des dégâts humains et matériels, ce sera, hélas, le revers de la médaille, et c’est pourquoi qu’il est absolument nécessaire de bien préparer cette intervention militaire pour limiter les dégâts le plus que possible. Choisir la voie de la négociation avec les islamistes, fera refroidir la volonté des Occidentaux, volonté qu’il sera difficile à réanimer plus tard en cas de récidive des islamistes avec les prises d’otage et de fanatisme religieux accompagnés d’amputations de mains, de pieds et du massacre des gens qui sont assez pauvres et qui cherchent à plutôt améliorer leurs conditions de vie !
«L’AZAWAD» qui, percevant sa disparition prochaine, a peur, et a commencé à mettre de l’eau dans son vin, finira bien par rentrer dans le rang : après avoir renoncé à «l’indépendance», c’est maintenant « l’autodétermination » ; demain ce sera : « Promotion poussée du développement du Nord Mali ».
Dialoguer sur quoi?
Je pense qu'il ne faut pas mettre tous les membres de la cedeao dans le même panier. Si le géant de l'Afrique de l'ouest, à savoir le Nigéria, entre autres, est prêt à envoyer des troupes pour soutenir l'armée malienne sur le terrain, je pense que la messe est dite et elle sera dite. Qu'il y est dans la sous-région, certains chefs d'état qui tentent de profiter de cette crise et n'y cherchent que leurs intérêts c'est une chose, mais l'évidence est là: il n'y a absolument rien à négocier. Des représentants du Haut conseil islamique du Mali ont été envoyé au nord, ainsi que des politiques, mais les islamistes ne dévient pas de leur projet, c'est la charia et rien que la charia. Le dialogue est donc impossible. Ils n'ont aucunement l'intention de s'en aller et les maliens qui subissent leur loi sont dans une souffrance indescriptible. Il est temps de mettre fin à leur calvaire.