Sommet de la Francophonie: l’opposition congolaise décidée à se faire entendre

Etienne Tshisekedi (Centre D) aux côtés de leader de l'opposition Eugène Diomi Ndongala (Centre G) à l'église Notre-Dame de Kinshasa, le 22 Juin 2012.
© AFP PHOTO / JUNIOR DIDI KANNAH

Au programme de François Hollande à Kinshasa ce samedi, il y aura des rencontres avec des opposants congolais, notamment Etienne Tshisekedi. L’opposition congolaise profite de ce XIVe Sommet de la Francophonie pour se faire entendre, et pas seulement par les Français.

Les propos de François Hollande ont donné des ailes aux opposants en RDC. Alors ils filent d’une délégation à l’autre pour se faire entendre. Là, c’est dans le hall d’un hôtel occupé par la délégation canadienne que l‘on trouve des députés d’opposition, parmi lesquels Rémi Massamba de l’UDPS. Il est content des paroles de soutien, mais il en veut plus.

« Nous continuerons à en demander plus », soutient-il. « Les messages, c’est très bon, poursuit-il, mais nous en demandons plus. Il y a une énorme attente de la population congolaise par rapport à ce sommet. Alors il ne faudra pas qu’après le sommet égale avant le sommet ».

Avec les Français, les Suisses, les Belges et les Canadiens sont les plus sollicités. Mais il y a aussi les Africains. La délégation ivoirienne conduite par Alassane Ouattara est courtisée ; Denis Sassou-Nguesso de Brazzaville également. Alpha Condé de Guinée, qui est un ami d’Etienne Tshisekedi, devrait le recevoir pendant le week-end. Le pouvoir ne s’en offusque pas et affiche la décontraction. « C’est une tradition chez nous », dit-on dans le camp Kabila.