A Kinshasa, François Hollande inaugure une plaque à la mémoire de Floribert Chebeya

La plaque commémorative inaugurée par le président français le 13 octobre 2012.
© Frédérique Misslin/ RFI

En marge du Sommet de la Francophonie, François Hollande a tenu à rendre hommage à Floribert Chebeya, ce samedi 13 octobre. Le défenseur des droits de l’homme congolais a été assassiné dans les locaux de la police en 2010. Le président français a inauguré une plaque au Centre culturel français de Kinshasa, et la médiathèque a été baptisée du nom du militant décédé.

Souriant et détendu, François Hollande a serré beaucoup de mains, ce samedi au Centre culturel français de Kinshasa. Le président français a tenu à inaugurer en personne la médiathèque du centre, baptisée Floribert Chebeya. Par ce geste, François Hollande a tenu à rendre hommage au militant des droits de l’homme assassiné en 2010, et dont les assassins présumés sont actuellement jugés en appel.

Audience cruciale

Dans ce procès, une audience cruciale devait avoir lieu avant le Sommet de la Francophonie, elle a été reportée au 23 octobre prochain. François Hollande a été très ferme lors de la cérémonie samedi après midi : « Si nous faisons cela, c’est pour qu’il y ait un procès, que les auteurs présumés puissent être traduits devant la justice ».

Il a rendu hommage a des « militants des droits de l’homme qui s’étaient engagés dès la période Mobutu au péril de leur vie. Nous devons nous souvenir. Marquer la volonté de la France qu’il y ait justice. Le procès doit avoir lieu et donner le nom de Floribert à cette médiathèque est très important. »

Les membres de l’association « La Voix des sans voix » ont assisté à cet hommage émouvant, de même que la famille du défenseur des droits humains et celle de son chauffeur disparu, Fidèle Bazana. La sœur de Floribert Chebeya a remercié le président français et elle lui a confié avoir peur pour sa sécurité. Elle a demandé à François Hollande la protection de la France, une requête qui a été entendue.

Pour le président français, « la bataille pour les droits de l'homme demeure » en RDC, où « il y a encore des réalités inacceptables ». Le chef de l’Etat avait tenu les mêmes propos cette semaine à Paris, ils avaient été peu appréciés par les autorités congolaises.

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