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Article publié le : lundi 15 octobre 2012 à 05:34 - Dernière modification le : lundi 15 octobre 2012 à 11:11

Aqmi au Sahel: Mokhtar Belmokhtar écarté de son commandement

Islamistes du Mujao à Gao au Mali, ville où réside Mokhtar Belmokhtar.
Islamistes du Mujao à Gao au Mali, ville où réside Mokhtar Belmokhtar.
REUTERS/Adama Diarra

Par RFI

Mokhtar Belmokhtar est l'un des chefs historiques d'Aqmi dans le Sahel. Il était à la tête d'une katiba, une unité combattante. Depuis un moment, il était en disgrâce auprès de la tête d'Aqmi en Algérie. D'après nos informations, et c'est une exclusivité RFI, il vient dêtre destitué de la tête de la katiba qu'il dirige. Cette éviction coïncide avec la réorganisation de la direction d'Aqmi, al-Qaïda au Maghreb islamique, dans le nord du Mali.

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Selon plusieurs sources sécuritaires dans la région, l’éviction de Mokhtar Belmokhtar du commandement de sa katiba, c'est-à-dire son unité combattante, était prévisible. Depuis quelques mois, il n’en faisait qu’à sa tête, ne reconnaissait plus l’autorité de sa hiérarchie.

Celui qu’on appelle encore Khaled prenait de plus en plus son indépendance avec son unité combattante baptisée « unité des enturbannés ». Droukdel Abdelmalek, l’émir général d’Aqmi basé en Algérie, l’avait d'ailleurs plusieurs fois rappelé à l’ordre, sans succès, avant de présider le conseil qui vient de le destituer. Belmokhtar ne peut, en principe, contester la décision de sa destitution, mais bien que destitué, il peut rester un combattant de base.

Du GIA à Aqmi en passant par le GSPC

Mokhtar Belmokhtar n’est pas qu’un trafiquant. Il est surtout une grande figure d’al-Qaïda au Maghreb islamique. En 1991, il a combattu aux côtés des jihadistes en Afghanistan. Deux ans plus tard, il regagne son pays et rejoint les Groupes islamiques armés (GIA), avant de devenir émir de la zone sud, qui débouche sur le nord du Mali.

Une région où il a fini par implanter le GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat), ensuite Aqmi, et aujourd’hui al-Qaïda au Sahel. Dans son pays, l’Algérie, il a été pour divers crimes condamné au moins trois fois à mort par contumace.

Une éviction qui coincide avec une réorganisation d'Aqmi dans le nord du Mali

L’Algérien Yahia Abou al-Hamam remplace un autre Algérien, Nabil Makhloufi, coordonnateur des actions d’Aqmi dans le Sahel, décédé le mois dernier, lors d’un mystérieux accident de la circulation.

Le nouveau patron d’Aqmi au Sahel a moins de 36 ans. Selon plusieurs sources sécuritaires, son véritable nom est Djamal Okacha. C’est un tireur d’élite et en raison d’un handicap au pied droit, il boitille en marchant. Il a personnellement piloté l’opération d’enlèvement d’un couple italo-burkinabè, en décembre 2010 dans le Sahel.

Mokhtar Belmokhtar doublement isolé

Yahia Abou al-Hamam est également un proche d'Abou Zeid, chef d’une autre katiba. De notoriété publique, si le nouveau chef, le nouvel émir d’Aqmi au Sahel, s’entend bien avec Abou Zeid, -les deux hommes résident généralement à Tombouctou-, ses relations sont plutôt fraîches avec Mokhtar Belmokhtar qui ne lui s’entend pas non plus avec Abou Zeid.

Mais destitué, affaibli -il ne détient pas actuellement d’otages européens-, Mokhtar Belmokhtar pourrait chercher à rebondir avec ses alliés du moment, le Mujao, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest. Comme le Mujao, Mokhtar Belmokhtar a désormais sa base dans la ville de Gao.

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(2) Réactions

On est peur wi et hypocrites

On est peur wi et hypocrites d'accord mais mais pas rapport à blaise et toi qui écrit des sotises blaise en veut au mali à cause du conflit de 1986 et 87 quand le mali à niker le burkina onc il fait mettre de l'huile sur le feu réfléchissez avant de parler babiè nounou

Comme les maliens sont

Comme les maliens sont hypocrites et peureux, ils ne peuvent pointer du doigt l’Algérie comme la source de leur problème. Alors, il s'en prennent à Blaise Compaoré qui est traité de tous les noms. Blaise a pourtant œuvré pour que les militaires mettent de l'eau dans leur vin et bière et que les térroristes mettent un peu de sucre dans leur drogue. Il a réussi à encourager les extremistes de tous les bords à voir l'intérêt supérieur du Mali au lieu de voir les postes. Sans Blaise, aujourd'hui, le Mali serait avec deux présidents et deux premiers ministres. Et si d'ailleurs certains extremistes avaient réussi leur coup d'assassiner dans son hotel à Paris, on serait en paline guerre civile. Blaise a fait de son mieux, il a même fait garder la chambre de Djonkounda. Alors parlons ensemble à l'Algerie et arrêtons de tirer sur l'ambulancier.

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