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Article publié le : lundi 15 octobre 2012 à 07:04 - Dernière modification le : lundi 15 octobre 2012 à 07:05

France: le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz admis à l’hôpital Percy

Mohamed Ould Abdel Aziz le président de la Mauritanie à Tunis, le 14 janvier 2012.
Mohamed Ould Abdel Aziz le président de la Mauritanie à Tunis, le 14 janvier 2012.
AFP/ FETHI BELAID

Par RFI

Le président mauritanien est depuis dimanche soir à l'hôpital militaire de Percy Clamart, en banlieue parisienne. Blessé par balle samedi soir par un tir sur son cortège que les autorités mauritaniennes attribuent à une erreur de l'armée, Mohamed Ould Abdel Aziz a été évacué vers la France après avoir été soigné en urgence à l'hôpital militaire de Nouakchott.

L'avion qui transportait Mohamed Ould Abdelaziz s'est posé en toute discrétion en fin d'après-midi à Orly, où un véhicule de pompiers attendait le président mauritanien. Cap sur l'hôpital de Percy à Clamart.

Avant de quitter son pays, Mohamed Ould Abdel Aziz a lui même expliqué qu'il devait se rendre à Paris pour des soins complémentaires, après avoir été opéré avec succès à l'hôpital militaire de Nouakchott. Il l'a dit dans une courte déclaration à la télévision nationale.

Le président mauritanien y est apparu couché sur le dos, le corps recouvert d'un drap jusqu'au cou, mais il s'est voulu rassurant, s'exprimant d'une voix normale, après ce tir par balle qui l'a atteint samedi soir. « Cet incident a été commis par erreur par une unité de l'armée sur une piste non goudronnée dans les environs de la localité de Tweila. Maintenant, et grâce à Dieu tout va bien ».

Comme le pays a connu de nombreux coups d'Etat militaires, et comme le président a par ailleurs reçu des menaces de mort d'Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique), évidemment, l'incident soulève des questions. Mais les autorités mauritaniennes l'assurent : d'après elles, ce sont des éléments des forces de sécurité qui ont effectué un tir de sommation sur le véhicule du président qu'ils n'auraient pas reconnu à 40 km au nord de Nouakchott.

Le calme régnait en tous cas dimanche dans la capitale, où la sécurité n'a pas été renforcée.

tags: France - Mauritanie - Mohamed Ould Abdel Aziz
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(1) Réaction

Un vrai attentat !

Contrairement à la version défendue officiellement, un responsable sécuritaire a confié à la presse sous le couvert de l’anonymat que le tir était destiné à Ould Abdelaziz. Le Président a été «légèrement touché au bras par une balle, tirée par un automobiliste qui l’a directement visé alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture» vers Tweila, a expliqué cette source qui semble au premier chef privilégier la thèse du complot. Il n’a cependant donné aucune indication sur l’auteur du tir et sur ses motivations. Mais selon lui, M. Ould Abdelaziz revenait du Nord, «où il se rend pratiquement tous les week-ends» en excursion. En clair, le tireur savait que le convoi présidentiel serait de passage ce jour-là (samedi, ndlr).

Qui peut bien vouloir la peau du président mauritanien ? Il faut reconnaître que ce ne sont pas les ennemis qui manquent dans son cas.
La Mauritanie ayant une histoire jalonnée de coups d’Etat militaires, il est tout à fait du domaine du possible que son agresseur présumé ait exécuté un «contrat» passé avec un ou plusieurs acteurs de l’opposition, pressés d’assister à l’effondrement du système Ould Abdelaziz. L’ancien général est, rappelons-le, lui aussi arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2008. Et nombreux ceux qui, au sein de la classe politique et de la société civile, n’ont pas été ravis de le voir s’emparer du pouvoir. Autre motif, la majorité Mauritanienne n'a jamais acceptée la présence d'ambassade israëlienne, ni les relations avec l'Etat Hebreux, ces derniers mois, certains partis d'oppositions sont allés même à dire que le Président a demandé l’assistance du Mossad. Certains n'ont pas cachés à condamner le Président.

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