Niger : la traque des preneurs d’otages se poursuit

Un village de la région de Maradi au Niger.
© AFP

Cinq humanitaires et un chauffeur ont été enlevés dimanche 14 octobre 2012 à Dakoro, au centre du Niger. Des hommes armés sont entrés par la force dans une maison d'accueil d'humanitaires : ils ont enlevés quatre Nigériens, un Guinéen et un Tchadien. On a toujours peu d'informations sur les ravisseurs qui ont pris la route vers le nord-ouest et la frontière du Mali. Vingt-quatre heures après l'enlèvement, la traque se poursuit.

Nous ne nous sentions vraiment pas en insécurité.

Dr Sani Sayadi
15-10-2012 - Par Christine Muratet

Selon des sources sécuritaires nigériennes, les deux véhicules 4X4 des ravisseurs et leurs six otages sont localisés dans le nord du Niger. Les forces de sécurité nigériennes quadrillent depuis tôt ce lundi matin une vaste zone incluant tout l'ouest d'Agadez et le nord de Tchintabaraden, jusqu'à la frontière malienne. Selon nos informations, un hélicoptère survole également le secteur. Armée, gendarmerie et garde nationale sont mobilisés, assurent les autorités de Niamey, qui espèrent intercepter les deux véhicules avant qu’ils ne franchissent la frontière malienne.

La prise d'otages a eu lieu vers 22h30 à Dakoro, dans une maison où étaient descendus des humanitaires en provenance de Niamey. Ils étaient chargés au nom d’ONG locales de programmes de prise en charge de la malnutrition pour les enfants de moins de cinq ans. Les humanitaires ont été enlevés dans leur chambre. Des coups de feu ont été tirés. Un des otages a apparemment été blessé.

Selon des sources proches de l'enquête, les ravisseurs étaient au nombre de onze. La plupart avaient la peau claire. Deux étaient de peau noire. Ils parlaient, nous dit-on, un arabe difficile à comprendre dans le secteur et portaient la tenue des moudjahidines.

Selon toute vraisemblance, les ravisseurs cherchaient à enlever des Occidentaux. Or, les équipes occidentales humanitaires ont quitté depuis plusieurs semaines la région de Dakoro. Cette région est qualifiée de « calme » par les autorités de Niamey qui précisent qu'il n'y avait eu aucun signe prémonitoire pour un tel enlèvement.

Ce soir lundi, dans le milieu des ONG qui interviennent au Niger, on se disait très inquiet pour le sort des otages, mais aussi pour la suite du travail des humanitaires sur le terrain. Depuis dimanche, plusieurs ONG ont décidé de rapatrier leurs personnels sur Niamey, en attendant d'y voir plus clair.

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