Les dossiers qui attendent Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de l’Union africaine

Nkosazana Dlamini-Zuma lors d'une rencontre avec le ministre de l'Immigration et de l'Intégration français, Eric Besson à Paris le 28 septembre 2010.
© AFP/F.Dufour

C'est ce lundi 15 octobre que la première femme présidente de la Commission de l'Union africaine prend ses fonctions. Nkosazana Dlamini-Zuma, élue au terme d'une rude bataille de 6 mois, succède au Gabonais Jean Ping, qui devrait quitter Addis-Abeba dès ce soir. La Sud-Africaine, qui doit prononcer son discours cadre ce matin, avait annoncé vouloir renforcer les institutions de l'Union africaine. Et elle va, en premier lieu, faire entendre la voix de l'UA sur les dossiers brûlants comme le Mali.

Un discours à dix heures, un déjeuner officiel à treize, les adieux à Jean Ping trois heures plus tard, Nkosazana Dlamini-Zuma ne va pas perdre de temps ce lundi avant d'entrer dans le vif du sujet. Sa priorité est le Mali et dès mardi, elle va s'attacher à préparer le prochaine réunion du comité de suivi sur la crise malienne avant de se rendre à Bamako pour la réunion prévue vendredi.

La diplomate sud-africaine a d'ores et déjà mis en garde : oui à une intervention internationale au Mali mais « à condition que cela ne crée pas plus de problèmes qu'il n'y en a déjà ».

Faire entendre la voix du continent, voilà l'un des objectifs de celle qui a dirigé durant dix ans la diplomatie de son pays, prônant un nationalisme africain face aux ex-puissances coloniales. Elle devra aussi s'attacher à réconcilier une Afrique divisée par son élection. Le Nigeria qui comme l'Afrique du Sud revendique une forme de leadership africain, a peu goûté l'activisme de Pretoria aux côté de Dlamini-Zuma.

L'Afrique du Sud a rompu un pacte non écrit qui veut que les grands d'Afrique laissent la commission aux petits pays et ce, afin d'éviter l'hégémonie des puissants. Nkosazana Dlamini-Zuma inaugure donc une nouvelle ère, celle d'une Afrique où le leadership est assumé.

Reste à savoir si la diplomate sud-africaine pourra faire mieux que ses prédécesseurs au sein d'une institution qui n'est au fond que l'exécutante des décisions prises par les chefs d'Etat.

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