La sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma officiellement investie à la tête de l’Union africaine

Nkosazana Dlamini-Zuma quitte la cérémonie d'investiture, le 15 octobre 2012 à Addis-Abéba.
© REUTERS/Tiksa Negeri

L'ancienne ministre sud-africaine des Affaires étrangères et de l'Intérieur Nkosasana Dlamini Zuma a été officiellement investie présidente de la Commission de l'Union africaine, ce lundi 15 octobre 2012. Deux importants dossiers l'attendent : le Mali, pour lequel  a promis de ne ménager aucun effort et la RDC, où elle s'est engagée également à œuvrer pour ramener la paix et la stabilité.

La passation de pouvoir a eu lieu à Addis Abeba en présence du prédécesseur de Nkosasana Dlamini Zuma, le Gabonais Jean Ping, qui briguait un nouveau mandat. Elle a décroché le poste au terme d'une lutte longue et âpre.

Pour ses premiers pas de présidente dans l'arène de l'UA, Mme Zuma a opté pour la consensualité. Dans son discours, lu en anglais, elle a longuement insisté sur les vertus de l'unité. La lutte avec le Gabonais et francophone Jean Ping a laissé des traces. Mais Dlamini Zuma a rendu hommage à son prédécesseur, lui souhaitant « bon voyage » en français dans le texte.

Fermeté

Citant Patrice Lumumba, elle a également rappelé que l'Afrique n'était «  ni française ni russe ni portugaise ni américaine », mais bien africaine. Au-delà de l'unité, la sud-africaine a été assez vague sur les dossiers urgents. Elle n'a pas fait état de réserves quant à l'opportunité d'une intervention militaire au Mali. Elle a simplement promis que l'UA ne ménagerait pas ses efforts pour résoudre un conflit qui « risque de s'étendre à la région et même au reste du continent ».

Réputée rigoureuse et efficace, Dlamini Zuma (63 ans) a eu cette mise en garde : « Nos décisions ne seront facteur de changement que si elles sont appliquées ». Elle l'a répété à cinq reprises. Enfin, si elle a promis de coopérer avec les Nations unies, elle a rappelé que l'UA devait jouer un rôle de premier plan dans la prévention et la résolution de conflits, en conformité avec la philosophie chère à Pretoria selon laquelle « il faut des solutions africaines aux problèmes africains ».

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