Niger : les preneurs d’otages étaient bien à la recherche d’Occidentaux

Un village touareg de la région de Maradi au Niger.
© AFP

Les bandits armés qui ont enlevé les six otages nigériens, tchadien et guinéen, dimanche 14 octobre au Niger, étaient bien à la recherche d'Occidentaux. On l'a su tard dans la soirée : un anthropologue italien était bien dans la région de Dakoro au moment des enlèvements. Sa chance : il n'est pas rentré dormir dans la case qui lui était destinée à Dakoro, étant en tournée dans les villages bororos jusqu'à la tombée de la nuit.

On est toujours sans nouvelles de onze ravisseurs qui ont enlevé des humanitaires à Dakoro. Les forces armées nigériennes, appuyées par des moyens aériens, ont continué de ratisser les zones frontalières entre le nord Tahoua et le Mali. Objectif : empêcher par tous les moyens les ravisseurs et leurs otages, s’ils n’ont pas encore franchi la frontière, d’atteindre les montagnes du nord du Mali, notamment la base d’Aqmi ou la base fortifiée d’Ansar Dine.

Erreur sur la personne

De source proche de l’enquête à Dakoro, l’on apprend qu’effectivement, les ravisseurs étaient à la recherche d’expatriés occidentaux. Leur cible, ils l’ont trouvée en la personne d’un anthropologue italien qui a longtemps séjourné dans la région de Dakoro pour avoir travaillé avec Médecins sans frontières. Le chercheur, qui a beaucoup sympathisé avec les Peuls Bororos, a même financé la construction d’une école et sa cantine dans le village bororo de Bangana.

La nuit de l’enlèvement, selon le gouverneur de la région de Maradi, l’anthropologue italien devait passer la nuit dans sa case de passage, mitoyenne de celle de l’ONG Befen. Et, comme le hasard fait bien les choses, le « anasara », comme on l’appelle là-bas, n’est pas rentré : il a passé la nuit à la belle étoile dans un campement peul bororo.Actuellement, l’anthropologue italien est en sécurité à Maradi, d’où il regagnera Niamey ce mardi.

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