L'Union européenne affiche son soutien au Mali et dévoilera son dispositif le 19 novembre

Ce sont pour le moment des milices d'auto-défense du FLN qui se sont unies pour tenter de libérer le nord du Mali
© REUTERS/Malin Palm

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne étaient réunis, ce lundi 15 octobre, à Luxembourg.  Si, face aux régimes iranien et syrien ils ont serré la vis des sanctions d'un bon tour supplémentaire, ils ont surtout mis au point une stratégie commune vis-à-vis de la partie nord du Mali. Le détail du dispositif de soutien militaire aux forces maliennes sera rendu public le 19 novembre prochain.

Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères français, l'affirme lui-même: « l'Union européenne a clairement décidé de s'engager pour le Mali et pour le Sahel » Il précise que l'UE a également décidé « d'augmenter son aide aux populations et, sur le plan politique, d'encourager les efforts du gouvernement malien en reprenant graduellement sa coopération au développement en fonction du rythme de la transition démocratique à Bamako. » Sur le plan sécuritaire, dit-il, « le Conseil de l'Union a demandé le lancement de la préparation d'une mission militaire pour réorganiser et entraîner l'armée malienne. » 

Il y a la mobilisation de la communauté internationale qui s'est matérialisée vendredi dernier avec une résolution du Conseil de sécurité. Sur le plan humanitaire,l'Union européenne et les États membres vont poursuivre et amplifier leurs efforts.

Laurent Fabius
16-10-2012 - Par Quentin Dickinson


Le président français François Hollande a reçu, lundi 15 octobre à l'Elysée, les familles des deux otages -Philippe Verdon et Serge Lazarevic- enlevés à Hombori au Mali en novembre 2011. Le chef de l'Etat français tient visiblement à rencontrer les proches des otages pour expliquer la démarche récente de la France de soutenir une possible mission militaire dans le nord du Mali. Cette situation est angoissante pour les familles. Jean-Pierre Verdon, le père de l'otage Philippe Verdon, revient sur la rencontre avec le président français. Il explique que, selon l'Elysée, le dossier des otages et celui du nord du Mali ne sont pas liés. Il évoque l'angoisse des familles qui perdure et lance un appel à tenir bon à son fils et à Serge Lazarevic:

Nous avons exprimé notre angoisse au président qui nous a confirmé que l'espace de négociations restait ouvert. C'est à dire que le président considère que les deux dossiers ne sont pas liés.

Jean-Pierre Verdon
16-10-2012 - Par Guillaume Thibault

Aujourd'hui, le président Hollande doit recevoir les familles de deux autres otages, enlevés à Niamey le 7 janvier 2011, et tués quelques heures plus tard.

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