Mali : le MNLA cherche à reprendre pied au nord du pays

Image d'un groupe de combattants du MNLA publiée sur le site internet du mouvement rebelle.
© www.mnlamov.net/

Après la rédaction de sa plateforme, dans laquelle le MNLA a remplacé sa revendication d'indépendance par celle de l'auto-détermination, le mouvement rebelle poursuit sa restructuration. Il a organisé récemment des rencontres avec la société civile au nord du Mali, et a entamé des pourparlers avec Ansar Dine. Au moment où la communauté internationale envisage une intervention militaire, le MNLA veut montrer qu'il faut encore compter avec lui.

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A Léré, dans l'ouest du pays, le week-end dernier, à Ménaka, à l'Est, quelques jours plus tôt, le MNLA, Mouvement national de libération de l’Azawad, a organisé des rencontres avec les chefs de tribus, les représentants des réfugiés, et affirme y avoir convié l'ensemble des communautés du nord du Mali.

Il s'agit pour le mouvement de reprendre pied sur ce territoire, et d'apparaître auprès des populations comme une alternative possible aux mouvements intégristes.

Le MNLA tente également de se rapprocher de la communauté sonraï. Une rencontre a notamment eu lieu début octobre avec la diaspora sonraï du Ghana.

Le mouvement a aussi réorganisé sa structure militaire et notamment son état-major, avec l'objectif de jouer un rôle dans la chasse aux islamistes. Il espère compter aux yeux de Bamako et de la Cédéao, Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, dans leur projet d'intervention militaire.

Plusieurs chefs de tribus arabes et touaregs ont également entrepris une médiation entre le MNLA et Ansar Dine. Une rencontre a eu lieu ces jours ci au sud de Kidal. Le MNLA demande à Ansar Dine de renoncer à la charia et de rompre avec Aqmi, al-Qaïda au Maghreb islamique. Des pourparlers qui vont dans le sens de ce que souhaite la médiation de la Cédéao. Mais pour l'instant les discussions n'aboutissent pas.

Situation humanitaire alarmante

Au nord du Mali, la situation humanitaire continue de se détériorer selon le CICR, Comité international de la Croix-Rouge. L'organisation qui intervient dans les régions de Tombouctou, Gao, Kidal et Mopti effectue des distributions alimentaires auprès de 420 000 personnes. Germain Mwehu porte-parole du CICR à Niamey s’en explique.

La difficulté pour les populations c’est l’accès aux denrées alimentaires, étant donné que les prix sont en général très élevés, soit trois fois plus que la normale, en cette période de l’année.

Germain Mwehu
17-10-2012 - Par Cyril Bensimon

 

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