Niger / Mali - 
Article publié le : mercredi 17 octobre 2012 à 04:51 - Dernière modification le : mercredi 17 octobre 2012 à 08:11

Niger : les ravisseurs et leurs otages se dirigeraient vers la frontière malienne

Carte du Sahel
Carte du Sahel
Wikimedia.org / Felix Koenig

Par RFI

On n'a toujours pas de nouvelles des six humanitaires africains enlevés dimanche soir à Dakoro dans le centre du Niger. Toujours pas de revendications non plus. Les autorités nigériennes ont déployé de forts moyens militaires sur le terrain pour neutraliser les ravisseurs et éviter leur passage en territoire malien. Des sources sécuritaires affirment que les ravisseurs et leurs otages ont pris la route du nord-ouest en direction de la frontière malienne, au nord de Tahoua, région réputée être le royaume des trafiquants en tout genre.

C'est un immense territoire de plaines argileuses sans relief ni végétation, un noman's land qui au fil des temps est devenu un véritable refuge des trafiquants. Situé à la frontière malienne, au sud du Tamezna non loin de l'Algérie, cette région désertique est une zone peuplée majoritairement par des Arabes.

C'est là qu'est née dans les années 1992 la milice arabe et le comité de vigilance de Tassara. Un groupe d'autodéfense armé et financé par le pouvoir nigérien de l'époque pour mater la première grande rébellion touaregue. Résultat : des exactions en masse et un exode des populations peuls bororo et touaregs.

Aujourd'hui, c'est une zone de non droit où tous les trafics sont présents, raconte un bon connaisseur de la région. Drogue, cigarettes, armes, toutes les marchandises transitent par là, au point que des fortunes se sont constituées. Les maîtres de la région sont des familles puissantes qui indifféremment accompagnent les pouvoirs politiques en place à Niamey.

Les groupes terroristes d'Aqmi, al-Qaïda au Maghreb islamique et du Mujao, Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest, trouvent là des complicités naturelles qui ne facilitent pas la tache des forces de sécurité nigériennes, pourtant déployées dans la région.

Selon les autorités de Niamey, les ravisseurs et leurs otages se trouveraient toujours dans le secteur depuis lundi. A moins que les deux 4X4 n'aient déjà réussi à rejoindre leur basen vraisemblablement du côté de Gao.

Appels aux ravisseurs

Hier, le président nigérien Mahamadou Issoufou, qui procédait à l'installation officielle du Conseil économique et social à Niamey, a vivement condamné les ravisseurs et a lancé un appel à la mobilisation de tous les Nigériens pour traquer ces « criminels ».

Mahamadou Issoufou

Président du Niger

Notre peuple doit se mobiliser comme un seul homme pour traquer ces bandits, ces mécréants, sans foi ni loi.

 

17/10/2012 par Moussa Kaka

Au cours de l'enlèvement, l'un des six otages, le Tchadien Aimé Soulembaye, présent depuis six mois au Niger a été blessé. Depuis dimanche soir, au Tchad sa famille vit dans la grande inquiétude pour sa vie et rappelle que son travail est de s'occuper des plus fragiles. Elle adresse donc à son tour un message aux ravisseurs.

Serge Mbaitelem

Cousin de l'otage tchadien Aimé Soulembaye

Nous demandons aux ravisseurs de le libérer afin qu'il puisse revenir prendre en charge les enfants démunis dont il s'occupait à titre humanitaire.

 

17/10/2012

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tags: AQMI - Mali - Mujao - Niger
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(1) Réaction

Simples..................

Simples..................sont les possibilités actuels pour rendre invivable,irrespirable toute cette zone et pour des mois voir des années sans perte humaine de l'ordre ni très gros moyen techniques!
Des armes et des hommes enfermés ,au soleil,sans soins et sans vivres avec plein de maladies invasives........cela ne dure pas longtemps!
En imposant rapidement des limites pour "parquer" toute cette zone ,et injecter les processus existants,le nettoyage ne coutera pas très cher pour un résultat durable.
Quitte pour ensuite faire une zone de stockage pour mettre en "attente"
les élus potentiels de la CPI.

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