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Article publié le : vendredi 19 octobre 2012 à 10:56 - Dernière modification le : vendredi 19 octobre 2012 à 10:56

Afrique du Sud: dans les mines, les mouvements sociaux se poursuivent

Malgré l'ultimatum, une partie des grévistes de la mine de Goldfields à Carletonville refusait toujours de reprendre le travail jeudi 18 octobre.
Malgré l'ultimatum, une partie des grévistes de la mine de Goldfields à Carletonville refusait toujours de reprendre le travail jeudi 18 octobre.
REUTERS/Siphiwe Sibeko

Par RFI

Un nouvel arrêt de travail à la mine de platine de Marikana, dans le nord de l'Afrique du Sud, où a débuté un vaste mouvement social, cet été. Un accord salarial a été trouvé mi-septembre, mais hier jeudi 18 octobre, les mineurs de Marikana ont à nouveau fait part de leur mécontentement. Certains employés ne sont pas descendus dans la mine. Ils se plaignent de l'attitude de la police qu'ils accusent de harcèlement. Et dans le même temps, le groupe Gold Fiels annonçait hier soir qu'il allait licencier environ 1 500 mineurs qui n'ont pas repris le travail à Carletonville jeudi, malgré un ultimatum fixé par le groupe, numéro quatre mondial de l'or.

Une partie des grévistes de la mine de Gold Fields à Carletonville refusait toujours de reprendre le travail hier jeudi. Les mineurs ont passé la journée rassemblés sur une colline et promis de revenir ce vendredi 19 octobre. Ils veulent empêcher leurs collègues de retourner à la mine. Hier, la sécurité avait été renforcée pour permettre à ceux qui le voulaient de revenir travailler sans craindre d’intimidation.

L’ultimatum fixé par la compagnie minière a expiré à 14 heures. Les grévistes étaient sommés de reprendre le travail, faute de quoi ils seraient licenciés. D’après la direction, 80% des employés ont pointé aujourd’hui. Mais la grève ne semble pas terminée pour autant. La direction souligne que des mineurs peuvent avoir pointé et être ensuite repartis sans travailler.

Mais le Syndicat national des mineurs, qui est majoritaire, a félicité ses membres qui ont repris le travail à une écrasante majorité, dit un communiqué. La police, elle, a effectué un raid la nuit dernière dans des foyers de mineurs alentours. Des DVD piratés, des cigarettes de contrebande et des armes ont été saisis.


Pas d'essoufflement. Le travail a donc repris ici ou là. Mais le mouvement, qui touche les mines du pays, ne semble pas terminé. Les sites d'AngloGold Ashanti, numéro trois mondial, restent paralysés. Une grève a temporairement interrompu la production, hier, à la mine de diamants de Petra Diamonds, à Cullinan, près de Pretoria. Et Marikana, alors qu'on pensait la tension durablement retombé, hier matin donc, environ 4 000 mineurs ne sont pas descendus dans la mine, selon l'exploitant.

Inquiet de cette agitation sociale, le président Jacob Zuma avait convoqué mercredi un sommet social à l'occasion duquel il avait exhorté les mineurs à reprendre le travail. Ce vendredi matin, il doit détailler un grand plan de construction d'infrastructures destiné à encourager la croissance et à créer des emplois, alors que le quart de la population active est officiellement au chômage.

tags: Afrique du Sud - Emploi et Travail - Jacob Zuma - matières premières - Syndicats
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