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Article publié le : samedi 20 octobre 2012 à 00:57 - Dernière modification le : samedi 20 octobre 2012 à 16:03

Un an après la mort de Kadhafi, l’Etat libyen peine à se reconstruire

Les autorités libyennes doivent reconstruire un Etat démocratique à partir de rien ; Kadhafi avait concentré tous les pouvoirs sur sa personne.
Les autorités libyennes doivent reconstruire un Etat démocratique à partir de rien ; Kadhafi avait concentré tous les pouvoirs sur sa personne.
REUTERS/Zohra Bensemra/Files

Par Nicolas Champeaux

Le 20 octobre 2011, il y a un an, Mouammar Kadhafi était capturé dans une canalisation à l'ouest de Syrte. Cet anniversaire est l'occasion de faire le point sur les nombreux obstacles qui se dressent sur le chemin de la démocratie et de la stabilité en Libye, et notamment les poches de résistances qui demeurent, en particulier à Bani Walid.

Bani Walid n'a jamais été vraiment libérée. Des nostalgiques de l'ancien régime règnent encore en maîtres dans cette ville située à 140 kilomètres de Misrata. Les institutions de l'Etat n'y sont pas représentées. Des ex-combattants pro-Kadhafi ont kidnappé plusieurs personnes de la ville rivale de Misrata, dont Omrane Chabaane, présenté comme l'homme qui avait capturé Kadhafi.

Omrane Chabaane a été torturé à mort. Des milices de Misrata ont alors menacé de rendre justice elles-mêmes et de livrer un assaut contre Bani Walid pour le venger. Pour éviter un tel scénario, les autorités libyennes ont ordonné à l'armée d'encercler la ville, afin de convaincre les gens de Bani Walid de libérer les détenus misrati, et surtout de livrer les responsables de la mort de Chabane.

Mais ces déploiements de force n'ont pas eu le résultat escompté. Des combats entre forces régulières et des éléments de Bani Walid ont fait une dizaine de morts mercredi 17 octobre. L'armée s'apprête désormais à entrer dans la ville.

Bani Walid, un foyer de tension parmi d'autres

Bani Walid n’est pas le seul terrain d’affrontements entre Libyens. Des combats meurtriers ont ainsi éclaté entre les ex-rebelles de Zenten et d'anciens loyalistes machachia dans le djebel Nefoussa aux mois de juin et juillet. Des tensions ont également eu lieu entre les Warshefana, une tribu qui a longtemps soutenu Mouammar Kadhafi, et des ex-rebelles à Zaouïa, à l'ouest de Tripoli. Des combats à Koufra, dans l'extrême sud-est libyen, ont aussi opposé Toubous et Ouled-Sliman.

Les autorités doivent également composer avec la menace salafiste. Les salafistes sont soupçonnés d'être impliqués dans l'attaque du 11 septembre contre le consulat américain à Benghazi. Une attaque qui a coûté la vie à l'ambassadeur américain Christopher Stevens et à trois autres fonctionnaires américains.

Se pose aussi le problème des milices, dont les autorités se targuent d’avoir intégré la plupart à des forces auxiliaires, affiliées aux ministères de l'Intérieur et de la Défense. Mais ces milices n'ont pas été démantelées avant d’être incorporées et elles ne respectent pas toujours les consignes de leurs hiérarchies.

Ce sont surtout les milices issues des régions ayant joué un rôle déterminant lors du conflit contre le régime de Kadhafi qui posent problème à l'Etat. Celles de Misrata et de Zenten, en particulier, qui ont conservées des dizaines de chars et de lance-roquettes multiples. Les autorités ne se sentent pas assez légitimes pour les rappeler à l'ordre, même lorsqu'elles se livrent à des exécutions extrajudiciaires ou lorsqu'elles procèdent à des arrestations arbitraires.

Les forces de l'ordre sont divisées en de multiples unités, qui entravent leur efficacité. Pas moins de cinq corps différents sont ainsi chargés d'assurer la sécurité du siège du Congrès général libyen, la plus haute autorité de l'Etat, à Tripoli. Pourtant, ils n'ont pas su empêcher des manifestants de Zaouïa de pénétrer dans l'enceinte du Congrès il y a deux semaines.

Construire un Etat démocratique à partir de rien

Si les élections générales en juillet ont été couronnées de succès, elles n’ont pas dégagé de majorité claire. L'Alliance des forces nationales emmenée par le libéral Mahmoud Djibril a certes remporté le scrutin de listes, loin devant le parti Justice et construction, proche des Frères musulmans, mais l'Assemblée comprend 200 sièges et il faut compter avec 120 députés indépendants.

Les députés n'ont pas du tout l'intention de former un Parlement godillot ; ils ont déjà contraint le Premier ministre Moustapha Abouchagour à la démission. Son successeur, Ali Zeidan, doit désormais former un gouvernement qui tient compte du poids politique des uns et des autres, de l'équilibre régional et satisfaire à la fois modérés et islamistes. Un exercice d'équilibriste particulièrement délicat. Ali Zeidan devrait dévoiler son équipe le 23 novembre.

Les autorités libyennes doivent reconstruire un Etat démocratique à partir de rien. Kadhafi avait concentré tous les pouvoirs sur sa personne ; il n'y avait pas de place pour les partis politiques ni d'élections dans ce que l'on appelle désormais l'ancienne Jamahiriya.

tags: Libye - Mouammar Kadhafi
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(6) Réactions

Pourquoi seulement notre

Pourquoi seulement notre Afrique? réagissaient de la même façon chez CHAVEZ ou encor chez CASTRO.Kadhafi avait compris qu'il était temps d’effacer l’impérialisme occidentale. c'est que vous faites vivre à l'Afrique vous le payerez tôt ou tard.

coupables

voyez les désordres que vous avez semé,la Libye ne connaitras plus sa splendeur d’antan ,n'oublions pas que les médias occidentaux ont joué un grand rôle dans la désinformation , la propagande , pour quelles résultats et pour quels buts ? ANALYSEZ les parallélisme de la campagne de Libye a celle de la Syrie. que dieu sauve cette planète de l’uniformise et de la cupidité des occidentaux et de leurs valets .

Un an après la mort de Kadhafi, Jamahiriya refuse de disparaitre

"Un an après la mort de Kadhafi, l’Etat libyen peine à se reconstruire"
Une expression banale que les expertes ont declare avant la chutte de Kadhafi. Un peuple heterogene que Kaddafi a rendu homogene via sa politique a parti unite (Jamahiriya).
Force est de constater que la democratie des occidentaux n'est jamais conforme a un peuple islamique.c' est une verite que les occidentaux refusent d'accepter et ils continuent leur sale aventure avec la Syrie.

vous faite part là d'une

vous faite part là d'une situation intenable en libye.l'union africaine et la ligue arabe doivent agir de concert pour reconcilier les libyeens. Ceux qui ont ramené leurs chasseurs làbas n'ont d'attention que pour le pétrole à présent.pour eux tant que les puits de pétrole sont protégés la libye va bien.

je vous conseil de poursuivre

je vous conseil de poursuivre vos investigation un peu plus profondément et d'une manière un peu moins manichéenne. Spécialement dans la présentation des habitants de mistrata et celle de Zintan comme des victimes de ce conflit. Alors les milices de ces deux villes sont connues pour les plus graves violation des droits de l'homme et crimes de guerre commis lors et depuis la fin de ce conflit. Specialement le cas des Mushahya impliquant les zintanis ou la situation de la population de Tewergha, ou l'ensemble de la population a été victime d'une épuration ethnique (du fait de leur couleur de peau) et sont toujours victimes d'execution arbitraire et de torture par les milices en provenance de Misrata (l'ONG Medecin sans frontiere avait suspendu leur activité dans la ville de misrata en lien a ces cas de torture.

libye

Il les sortis du desert dans lequel ils croupissaient depuis l'aube de l'humanite. Il leur a donne l'eau et l'electricite puis...un nom !
L'occident a cause du petrole, s'est ligue avec des pays arabes inconscients et attardes pour l'assassiner, au nom d'une pretendue democratie,qu'ils voulaient soi-disant instaurer en Libye...
Pourquoi se plaidre des consequences ? Irak ? et demain Syrie ? il faudrait tirer des lecons

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