Republier
Tchad

Tchad: la médiation religieuse échoue, la grève du secteur public reprend


© © RFI

Au Tchad, les travailleurs du secteur public entament ce lundi 22 octobre une grève sèche de trois jours. Ils ont observé une pause d’un mois, à la demande des leaders religieux tchadiens, alors qu’ils étaient en grève depuis la mi-juillet pour réclamer une augmentation des salaires. Au terme du délai, rien n’a été fait et les syndicats ont appelé à durcir le mouvement.

Il y a un mois, les responsables des trois principales religions du Tchad (musulmans, catholiques et protestants) avaient accouru auprès des travailleurs du secteur public, en conflit avec le gouvernement depuis deux mois, pour leur demander de suspendre la grève.

« La situation est électrique et nous vous demandons de surseoir à la grève pour nous permettre d’initier une médiation entre vous et le gouvernement », avaient expliqué les prélats aux syndicalistes. Et ces derniers avaient accepté. Mais au bout trente jours, la situation n’a pas évolué.

« Si vous voyez que la grève reprend, c’est que nos démarches n’ont rien donné », indique désormais l'un des trois leaders religieux à RFI.  Selon l'un des négociateurs, le gouvernement n’a pas donné un écho favorable à leur demande, expliquant que les syndicalistes se sont mis à faire de la politique, et qu'il n’est donc pas question de discuter avec eux.

Pendant ce temps, les leaders de l’Union des syndicats du Tchad poursuivis en justice ont été condamnés. Certains grévistes n’ont pas perçu leurs salaires. D’où la décision de paralyser toute l’administration publique pendant trois jours à partir de ce lundi.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.