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Le président de la Commission européenne a terminé, jeudi 26 octobre, une visite de deux jours à Abidjan. José Manuel Barroso a réaffirmé un soutien constant à la Côte d’Ivoire : depuis la fin de la crise postélectorale en avril 2011, les Vingt-Sept ont débloqué 430 millions d’euros, environ 282 milliards de francs Cfa en faveur de ce pays. En outre, ce jeudi, l’Union européenne et la Côte d’Ivoire ont signé une convention de financement pour un appui budgétaire de 115 millions d’euros, environ 75 milliards de francs Cfa, dont le premier décaissement est attendu avant la fin de l’année. Le président de la Commission européenne s’est également rendu à l’université de Cocody.

C’est une visite historique, selon la présidente de l’université de Cocody. A cette occasion, Ly Ramata Bakayoko a lancé une invitation à José Manuel Barroso pour lui décerner le titre de docteur honoris causa, qui a accepté l'honneur avec humour : « C’est excellent de savoir que je peux recevoir le doctorat avant de passer l’examen. »

Dans une université ivoirienne qui a été très marquée par la décennie de crise que le pays vient de traverser, José Manuel Barroso a rappelé aux étudiants les paroles du premier président de la Côte d’Ivoire : « Le président Houphouët-Boigny pensait qu’ "il n’y a pas au monde de problèmes si difficiles, si ardus soient-ils, qui ne puissent être réglés par la voie de la négociation". »

Que pensent les étudiants du passage du président de la Commission au campus de Cocody ? « L’aide que l’Union européenne donne aux pays africains en général, ils donnent de l’argent qui retourne dans les banques étrangères et la population est toujours plus pauvre de jour en jour et les autorités, elles, sont plus riches de jour en jour ! ».

Premier partenaire financier et commercial de la Côte d’Ivoire, l’Union européenne compte garder ce rang. Elle exhorte les autorités actuelles à mettre en acte leur volonté proclamée de réconciliation, à amorcer un dialogue démocratique inclusif, à rétablir un véritable Etat de droit et à lutter contre l’impunité.