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Article publié le : lundi 29 octobre 2012 à 06:36 - Dernière modification le : lundi 29 octobre 2012 à 09:08

Les bailleurs de fonds au chevet du Burundi à Genève

Les partenaires du Burundi se réunissent les 29 et 30 octobre au siège de l'ONU à Genève.
Les partenaires du Burundi se réunissent les 29 et 30 octobre au siège de l'ONU à Genève.
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Par RFI

C'est à Genève en Suisse que s'ouvre ce lundi 29 octobre et pour deux jours dans les locaux de l'ONU, une conférence sur le développement au Burundi. Tous ceux qui comptent dans le monde du développement et de l'investissement en Afrique seront réunis dans la capitale helvétique au chevet de ce petit pays d'Afrique centrale. En principe, c'est une conférence qui inclut des donateurs traditionnels de ce pays, des investisseurs privés déjà engagés, mais aussi de nouveaux venus qui s'intéressent au pays. L'objectif est d'inciter de futurs partenaires à s'engager aux côtés du gouvernement burundais notamment dans de grands projets d'infrastructures.

Cette conférence de Genève a une double originalité. D'abord par l'identité des participants. Bien sûr, il y aura l'habituelle cohorte des experts et des hauts fonctionnaires spécialistes de l'Afrique et du développement.

Venus de Bruxelles pour l'Union européenne, de Washington pour la Banque mondiale, de Tunis pour la Banque africaine de développement et bien sûr aussi de Bujumbura, ils vont travailler pendant deux jours sur les plans de développement de ce pays, l'un des plus pauvres au monde.

Mais, et c'est la première originalité, il y aura aussi des nouveaux venus, représentants de la Turquie, des pays du golfe Persique ou du groupe des BRICS, Brésil Russie, Chine, Inde, Afrique du Sud. D'éventuels investisseurs des secteurs pétroliers et miniers sont également attendus.

La seconde originalité de cette conférence de Genève, c'est qu'elle n'est pas destinée à ramasser des fonds mais plutôt à se projeter dans l'avenir du Burundi, à concevoir les grands projets d'infrastructure dont le pays, comme beaucoup d'autres en Afrique, a tant besoin.

Avec une économie essentiellement agricole, une population de 8 millions d'habitants le Burundi connait certes une croissance significative, plus de 4% mais 67% de la population vit encore sous le seuil de pauvreté.

Pour les organisations de défense des droits de l'homme, les bailleurs de fonds doivent aborder, devant les autorités de Bumjumbura, la question du respect des droits des droits de l'omme et de la bonne gouvernance avant de s'engager à nouveau à financer des projets dans ce pays. Comme le précise Carina Tersakian, la porte-parole de HWR, Human Rights Watch.

Carina Tertsakian

Porte-parole de Human Rights Watch

Les bailleurs de fonds devront aborder la question du respect des droits humains et de la bonne gouvernance avant de s'engager à nouveau à financer des projets au Burundi.

 

29/10/2012 par Guillaume Thibault

tags: Banque mondiale - Burundi - Coopération et Développement - Finances - FMI - Suisse
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