Mali: Berlin veut croire à une solution politique
La chancelière Angela Merkel soutient une opération internationale au Mali. Mais l’Allemagne rejette toute participation à une intervention armée. La formation des forces maliennes, un soutien humanitaire plus important et la négociation politique constituent les pistes privilégiées par Berlin.
De notre correspondant à Berlin
Guido Westerwelle est arrivé ce jeudi 1er novembre, de Dakar, à bord d’un Transall de la Bundeswehr. L’avion militaire n’a rien de confortable mais il est équipé d’un système anti-missiles assurant une plus grande sécurité. Cette visite, qui n’était pas annoncée, rappelle les déplacements de responsables occidentaux en Afghanistan. Une comparaison qui a le don d’irriter le ministre allemand, qui met en avant une solution politique du dossier.
Les récentes déclarations de son collègue en charge du Développement, Dirk Niebel, évoquant un « second Afghanistan » ne sont pas bien en cour au ministère des Affaires étrangères à Berlin, ni d’ailleurs à la chancellerie. Angela Merkel, à un an des élections générales, ne veut surtout pas d’une telle comparaison, alors que le retrait des troupes de la Bundeswehr d’Afghanistan, dont la présence est très impopulaire en Allemagne, est programmé pour fin 2014. Un tel parallèle rappellerait peut-être aussi que cette intervention avait été d’abord présentée comme une brève mission humanitaire.
Pour une solution politique
Durant sa brève visite à Bamako, Guido Westerwelle a réitéré, d’après son entourage, l’offre de Berlin de soutenir le gouvernement malien dans ses efforts pour trouver une solution politique à la crise. Le ministre des Affaires étrangères allemand a notamment rencontré son homologue Tierman Coulibaly, le président Dioncounda Traoré, le Premier ministre Modibo Diarra, ainsi que des parlementaires du nord du Mali.
Guido Westerwelle a réitéré la proposition de son pays de contribuer à la formation des forces militaires maliennes. La Bundeswehr, qui participe actuellement à cinq missions internationales en Afrique, forme par exemple des militaires somaliens en Ouganda.
Le ministre des Affaires étrangères allemand a aussi annoncé une augmentation de l’aide humanitaire de son pays avec un million d’euros supplémentaire, soit au total 13,5 millions. Ces fonds seront confiés à la Croix-Rouge Internationale et devraient permettre avant tout une amélioration de l’approvisionnement alimentaire, de la prise en charge médicale et une aide aux victimes des crues dans le nord du Mali.
Eviter l’isolement
La dimension politique que Guido Westerwelle veut mettre en avant tranche en partie avec les déclarations d’Angela Merkel, estimant que l’armée allemande pourrait soutenir - sans troupes combattantes et livraisons d’armes - une intervention internationale. Berlin ne peut pas, après son isolement lors de la crise libyenne, jouer à nouveau la carte de l’abstention bienveillante.
Mais les réticences sont plus que perceptibles en Allemagne. Le ministre de la Défense, Thomas de Maizière, n’a pas vraiment fait preuve d’un enthousiasme forcené. Des parlementaires de la majorité ont exprimé plus clairement leur retenue. « Il ne faut rien précipiter », a ainsi déclaré un député chrétien-social bavarois. Une collègue du parti libéral a été plus critique : « Nous devrions d’abord expliquer ce que nous voulons faire là-bas avant d’emboîter le pas à la France. »

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(4) Réactions
Il est démontré que ce sont
Il est démontré que ce sont les mêmes qui enlèvent violent et tuent en étant MNLA ici Ansar Dine là et AQMI plus loin. Les européens le savent et leur hypocrisie consiste pour certains d'entre eux qu'il pourrait y avoir de différence. La libération est en marche c'est tout ce qui compte.
Une solution politique avec
Une solution politique avec al Quaida ? A Berlin on sait bien qu’on ne peut pas négocier avec ces fanatiques. Mais on sait encore, que d’après 2 guerres mondiales des initiatives militaires sont très impopulaires au parlement et dans la rue. C’est pourquoi Berlin traine les pieds s’il s’agit des interventions militaires. L'intervention en Afghanistan est très impopulaire en Allemagne.
Une solution politique avec
Une solution politique avec al Quaida ? A Berlin on sait bien qu’on ne peut pas négocier avec ces fanatiques. Mais on sait encore, que d’après 2 guerres mondiales des initiatives militaires sont très impopulaires au parlement et dans la rue. C’est pourquoi Berlin traine les pieds s’il s’agit des interventions militaires. L'intervention en Afghanistan est très impopulaire en Allemagne.
La comparaison avec
La comparaison avec l'Afghanistan est ridicule.
1- Se sont les islamistes radicaux qui se sont ingérés dans les affaires interne du Mali saisissant l'occasion d'acquérir un territoire.
2- Les islamistes ne sont pas chez eux et ils n'ont pas de vrai soutien de la population contrairement aux talibans en Afghanistan.
3- Après avoir chassé les islamistes du nord Mali, je pense que ce sera une force internationale africaine qui va rester le temps que l'armée malienne se reforme correctement.
Je trouve le gouvernement allemand est de mauvaise foi sur cette affaire, s'il n y a pas d'intervention militaire la situation va empirer, les groupes terroristes islamistes risque d'aller plus loin dans leur projet de déstabilisation de la région. Il est temps de mettre un terme à tout ceci avant que cela ne dégénère vraiment.