Mali : une délégation d'Ansar Dine part négocier à Ouagadougou


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Une délégation d'Ansar Dine, est arrivée le 2 novembre à Ouagadougou et doit rencontrer le chef de l'Etat Blaise Compaoré, qui fait office de médiateur dans la crise malienne. La délégation est conduite par Algabass Ag Intalla, un élu de la région et l'une des principales figures d'Ansar Dine. Ce mouvement a aussi décidé d'envoyer une délégation à Alger. On suit attentivement ces négociations à Bamako, où experts africains et étrangers sont réunis pour plancher sur un concept stratégique d'intervention dans le nord du Mali.

C’est un hélicoptère du Burkina Faso qui est allé chercher -dans la région malienne de Kidal- les envoyés du groupe islamiste d’Ansar Dine. A la tête de la délégation, Algabass Ag Intalla, élu de la région de Kidal. Il a deux autres casquettes. C’est un proche de Lyad Ag Ghali, leader du groupe islamiste Ansar Dine, mais il est également le fils d’un chef traditionnel touareg, très respecté dans le nord-est du Mali.

A Ouagadougou, deux questions se posent : le groupe islamiste Ansar Dine a-t-il renoncé à la charia, la loi islamique ; est-il prêt à couper les ponts avec Aqmi, Al-Qaïda au Maghreb islamique ? 

Ici à Bamako, les experts africains et européens travaillent d’arrache-pied pour élaborer un concept stratégique d’intervention dans le nord du Mali. On suit attentivement ces négociations de Ouagadougou.

Si Ansar Dine donne des gages, l’intervention militaire ne sera plus d’actualité dans son fief situé dans la région de Kidal. Et, dans l’œil du cyclone, resteront deux groupes islamistes armés, Aqmi, véritable maître de la ville de Tombouctou, au nord-ouest du pays et enfin le Mujao, Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'ouest, dont la base est la région de Gao, localité située au nord-est du pays.


Des experts internationaux planchent depuis plusieurs jours à Bamako sur les modalités d'une intervention militaire au nord du Mali. Une intervention qui pourrait provoquer de nouveaux afflux de réfugiés. Le bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires à Niamey a fait les comptes. Dans le scénario d'une opération militaire, 55 000 nouveaux réfugiés pourraient fuir au Niger voisin, sachant que le pays en accueille déjà 62 000.

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