Madagascar : face à la recrudescence des braquages, la colère des banquiers

Un soldat patrouille devant le siège de la Bank of Africa, à Antananarivo. Les forces de l'ordre manquent cruellement pour assurer la sécurité des banques dans le pays.
© AFP PHOTO/Walter ASTRADA

A Madagascar, un mouvement de grogne perturbe le secteur bancaire. Les portes des banques seront toutes closes, ce mardi 6 novembre, sur la Grande île. Un signe de protestation après un nouveau braquage contre une agence de la capitale, mercredi dernier. Ces attaques sont en effet de plus en plus fréquentes.

Un braquage équivaut à une fermeture. C’est la nouvelle règle dictée par les banques. En seulement un mois, cela fait deux fois qu’elle est appliquée et cela continuera tant qu’il le faudra, promet le président de l’Association des professionnels de la banque. Pour Jacques Dillet, quatre attaques armées cette année, c’est trop : « Jusqu’ici heureusement, il n’y a pas eu de morts ou de blessés mais c’est cela que nous craignons : avoir un employé tué derrière son guichet ou un client dans le hall, ou les deux à la fois. Statistiquement, il est impossible que les braquages continuent avec cette fréquence sans qu’il y ait un jour un vrai problème. »

Car ces derniers temps, c’est à la kalachnikov que les agences bancaires ont été braquées. Des armes face auxquelles vigiles et caméras de surveillance ne peuvent pas lutter.

Quant à la gendarmerie, elle paraît elle aussi assez démunie. Son responsable pour la capitale ne peut que prôner de meilleurs systèmes d’alerte. Ainsi, nombre des clients des banques, comme Roger, comprennent leur mouvement et partagent leurs préoccupations : « Même pour nous, les clients, ça ne nous laisse pas tranquille et ça servira d’alarme. D’une façon ou d’une autre, il faut qu’on comprenne qu’il y a quelque chose qui ne va pas. »

Et, en effet, si les braquages de banques ont doublé cette année par rapport à l’année dernière, ils ne sont qu’un symptôme. Sur la Grande île depuis 2009, violence et insécurité en général ne cessent d’augmenter.

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