Le cardinal guinéen Robert Sarah au Liban pour aider les Syriens

Une foule est venue assister à la messe du pape Benoît XVI, le 16 septembre 2012 à Beyrouth.
© REUTERS/Mohamed Azakir

Le cardinal guinéen Robert Sarah, émissaire du pape Benoît XVI, est arrivé au Liban et devrait y rester jusqu’au dimanche 11 novembre. Une mission qui a pour but de soutenir la communauté syrienne et d’œuvrer pour la recherche de la paix en Syrie. Ce jeudi 8 novembre, le cardinal s’est rendu dans la vallée de la Beqaa où il a rencontré des réfugiés syriens.

Après avoir renoncé à envoyer une mission spéciale en Syrie pour des raisons de sécurité, le pape Benoît XVI a indiqué que celle-ci serait remplacée par l’envoi de son émissaire, le cardinal Robert Sarah, dans un pays limitrophe de la Syrie, le Liban. « Hélas, diverses circonstances et l’évolution de la situation n’ont pas rendu possible l’initiative dans les modalités souhaitées et, par conséquent, j’ai décidé de confier une mission spéciale à son éminence, le cardinal Robert Sarah, président du Conseil pontifical Cor Unum », a déclaré le souverain pontife.

Lors de son audience hebdomadaire sur la place Saint-Pierre, Benoît XVI a une nouvelle fois appelé, mercredi 7 novembre, à l’arrêt des violences en Syrie et lancé « un appel » à toutes les parties pour que soit mis fin à « l’effroyable souffrance de la population » et à « l’augmentation quotidienne du nombre des victimes » de ce conflit syrien.

Recherche de la paix et don d’un million de dollars

Le cardinal Robert Sarah, à la tête du ministère en charge des mouvements caritatifs, s’est rendu, ce 8 novembre, à Baalbek, dans la vallée de la Beqaa, la zone nord-est du Liban où se concentre une bonne partie des réfugiés syriens. Le président du Conseil pontifical Cor Unum devra également rencontrer les représentants d’une vingtaine d’agences caritatives catholiques œuvrant non seulement au Liban mais aussi en Syrie, en Jordanie, en Turquie et en Irak - « une réunion de coordination des institutions caritatives catholiques, auxquelles le Saint-Siège a demandé un engagement particulier en faveur de la population syrienne, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de ce pays » - comme l’avait annoncé le pape.

Cette visite est aussi l’occasion, pour le cardinal guinéen, d’apporter également une contribution financière de l’Eglise d’un million de dollars en faveur des réfugiés par l’intermédiaire de toutes ces agences de secours catholiques qui devront coordonner et évaluer les besoins ainsi que les projets à financer.

Le plus jeune évêque du monde

Robert Sarah est né le 15 juin 1945 à Ourous, dans le nord de la Guinée. En 1969, il est ordonné prêtre et dix ans plus tard, en 1979, il est nommé, par Jean-Paul II, archevêque de Conakry. Il n’avait alors que 34 ans et était le plus jeune évêque du monde. Cependant, sa nomination s’est faite dans un contexte très complexe et difficile. En 1979, la Guinée Conakry vivait sous le régime de Sékou Touré – un régime communiste, athée - qui avait expulsé tous les missionnaires. Pendant 26 ans, l’Eglise a beaucoup souffert de ce régime et il a fallu, entre autres, beaucoup de fermeté à l’archevêque Robert Sarah pour pouvoir avoir été et demeurer le défenseur de la liberté et de la promotion de la dignité humaine.

Il occupera sa fonction d’archevêque de Conakry jusqu’en octobre 2001, date à laquelle le pape Jean Paul II l’appelle, cette fois-ci, à Rome où il est nommé secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Il exercera cette charge pendant neuf ans. En octobre 2010, c’est le pape Benoît XVI qui le nomme président du conseil pontifical « Cor Unum », ce qui fait de lui un électeur potentiel du prochain souverain pontife et éligible à cette même fonction suprême.

La présidence de Cor Unum l’amène à représenter le pape lorsque ce dernier entreprend des initiatives humanitaires à l’occasion de catastrophes.

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