Le Mali et l'uranium au coeur des discussions entre les présidents français et nigérien à Paris


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Le président nigérien a été reçu jeudi 15 novembre, en fin d'après-midi, à l'Elysée, par son homologue français. Au menu de ce long entretien de près d'une heure, il y a eu la crise malienne sur laquelle les deux Etats ont des convergences de vues, mais on a aussi parlé des dossiers bilatéraux et notamment des contrats miniers entre le Niger et Areva.

Dans la crise malienne, Paris et Niamey sont sur la même longueur d'ondes. Le Niger est depuis le début favorable à une intervention militaire africaine. Le président Issoufou ne fait pas mystère qu'il est urgent pour lui et son pays de régler au plus vite la question du contrôle du nord du Mali par des groupes terroristes et des narcotrafiquants. C'est ce qu’il a redit jeudi soir sur le perron de l'Elysée : « Nous Niger, nous souhaitons que cela intervienne le plus tôt possible. Ça fait des mois qu’on en discute, il y a eu beaucoup de réunions d’experts. Donc le concept d’opération me paraît avoir été bien défini. »

Pas de commentaire en revanche sur l'attitude toujours très ambivalente de l'Algérie qui après avoir approuvé le principe d'une intervention militaire, a ces derniers jours fait marche arrière.

Mais le président Issoufou et son homologue français ont aussi parlé des dossiers bilatéraux sensibles et notamment de l'uranium. Récemment le Niger s'est plaint auprès d'Areva des contrats d'exploitations, jugés par Niamey totalement déséquilibrés. Et à en croire le président Issoufou, Paris a entendu le message. « Les deux parties sont déterminées à poursuivre le partenariat stratégique dans une perspective équilibrée, dans une perspective que chaque partie puisse gagner, affirme le président nigérien. C’est un partenariat gagnant-gagnant qu’on a convenu de mettre en place et de poursuivre. »

Selon les autorités nigériennes, l'uranium ne représente que 5% des recettes du budget national alors que le Niger est l'un des plus gros producteurs de ce minerai au monde.