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Article publié le : dimanche 18 novembre 2012 à 00:54 - Dernière modification le : dimanche 18 novembre 2012 à 00:54

Egypte: démission du ministre des Transports après un accident ferroviaire ayant coûté la vie à 47 enfants

Rassemblement sur ​​le site de la collision entre un train et un car, dans la ville de Manfalout près d'Assiout, à environ 300 kilomètres au sud du Caire, le 17 novembre 2012.
Rassemblement sur ​​le site de la collision entre un train et un car, dans la ville de Manfalout près d'Assiout, à environ 300 kilomètres au sud du Caire, le 17 novembre 2012.
REUTERS

Par RFI

Une collision entre un autocar scolaire et un train a fait 49 morts dont 47 enfants à Manfalout, dans le centre de l'Egypte, ce samedi 17 novembre. Ce drame a entraîné la démission du ministre des Transports ainsi que du chef de l’Autorité des chemins de fer. Quelques heures plus tard, un autre accident routier près du Caire coûtait la vie à douze personnes. Ces événements interpellent le gouvernement, qui doit faire face à un système de transports délabré et une circulation anarchique.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

En Egypte, les accidents de la route sont fréquents et le phénomène apparaît incontrôlable, avec parfois de terribles bilans, comme en ce samedi 17 novembre. La catastrophe de Manfalout, dans laquelle 47 enfants âgés de 4 à 12 ans ont péri après qu'un employé des chemins de fer ait oublié d'abaisser la barrière d'un passage à niveau, est venue dramatiquement rappeler l’état déplorable des infrastructures de transports égyptiennes.

Il y a deux jours encore et suite à un accident ferroviaire qui avait fait quatre morts, le ministre des Transports avait déclaré que les chemins de fer égyptiens avaient besoin d’au moins trois milliards d’euros et de deux années de travaux pour une remise à niveau complète de la sécurité.

Signalisation et routage sont obsolètes tout comme une bonne partie du matériel roulant et des rails. Le faible budget des chemins de fer ne suffit même pas à payer les salaires. A titre d’exemple, un billet Le Caire-Alexandrie en première ne coûte que cinq euros.

Pour le moment, le président Mohamed Morsi n’a trouvé comme autre solution que de faire traduire le ministre démissionnaire des Transports en justice. Il lui faudra maintenant trouver un nouveau ministre, une tâche qui ne sera pas aisée, le poste de ministre des Transports étant aujourd’hui réputé pour être un siège éjectable.

tags: Egypte - Mohamed Morsi - Transport
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