Madagascar: maîtriser sa croissance démographique pour sortir de la pauvreté

Améliorer la planification familiale pour sortir de la pauvreté. C’est une des voies à suivre pour Madagascar, selon le dernier rapport sur la population mondiale que vient de publier le FNUAP, le Fonds des Nations unies pour la population. Malgré ses efforts, la Grande île peine à maîtriser sa croissance démographique. Près d’une femme sur cinq voudrait espacer ou limiter ses grossesses sans y parvenir.
Les femmes malgaches ont en moyenne 4 à 5 enfants au cours de leur période de fécondité. Des naissances pas toujours désirées pour 19% d’entre elles, faute de recours à une méthode contraceptive moderne, mais aussi à une abstinence pas toujours maîtrisée. Alain-Pierre Randrianjohary est le présentateur du rapport : «Ici on utilise moins les plantes et tout ça» et surtout, il s'est avéré que parmi les femmes témoins de l'enquête, seulement «une femme sur deux connaît ses périodes de fécondité. Le risque d’être enceinte est donc de un sur deux.»
Au rythme actuel de la croissance démographique, la population malgache, 22 millions d’habitants, aura doublé d’ici 25 ans. Pour améliorer la planification familiale, il faut élargir les cibles selon Agathe Lawson, représentante du FNUAP à Madagascar. «Si on est à ce jour à seulement 29% de taux de prévalence contraceptive à Madagascar, c’est que l’on n’a pas intégré les hommes, les jeunes, les femmes non mariées aux programmes qui existent déjà. » Elle pointe notamment le rôle que doivent jouer les hommes car parfois, les femmes ne peuvent avoir recours à la contraception «parce que simplement le mari ne veut pas.»
Autre recommandation, augmenter les financements consacrés au planning familial. Ils représentent pour l’instant moins de 1% du budget de la santé.

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(1) Réaction
Bien évidemment Madagascar
Bien évidemment Madagascar doit financer une partie de sa Planification Familiale. Mais l'autre partie (la plus importante) devra venir de la communauté internationale. Au final, c'est l'opinion publique des "pays riches" qui doit faire pression sur ses gouvernants pour que ceux-ci débloquent des fonds publics. Le travail de sensibilisation, tel que cet article ou encore l'action d'une association telle que "Démographie Responsable" aideront, j'espère, à la prise de conscience de nos concitoyens francophones.