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Hervé Ladsous sur RFI: «Le métier de la Monusco, ce n'est pas de casser du M23»

media

Malgré la présence de la Monusco dans l'est de la République Démocratique du Congo, le M23 s'est emparé de la capitale provinciale Goma. La Monusco compte 17 000 hommes mais elle n'arrive pas à remplir convenablement sa mission. Hervé Ladsous, responsable des opérations de maintien de la paix aux Nations unies,

RFI : Hervé Ladsous, la prise de Goma par les forces rebelles du M23, à la barbe et au nez de la Monusco, n’est-ce pas le plus gros échec et une humiliation pour les Nations unies, en République démocratique du Congo ?

Hervé Ladsous : L’expression n’est pas celle-là. Ce n’est pas celle qui convient. D’abord, à Goma, les troupes du M23 sont entrées au nez et à la barbe des troupes congolaises. Il faut réaliser qu’il y avait 7 000 troupes congolaises et qu’elles se sont, malheureusement, évaporées dans la nature.

Imaginez la situation dans laquelle sont les 1 500 casques bleus, avec une ville de près d’un million d’habitants. Il est évident que le mandat porte d’abord sur la protection des civils. Eh bien, la Monusco protège les civils. Le métier de la Monusco, ce n’est pas de casser du M23. Ce n’est pas son mandat.

Protéger la population civile, c’est votre mission. Mais cela veut dire qu’à Goma, vous allez être obligé de collaborer avec le M23.

Non ! Nous avons des politiques de conditionnalité, qui ne nous permettent pas de collaborer avec des gens qui sont coupables des pires exactions. N’oublions pas qu’au fil des mois, le M23 s’est rendu coupable d’attaques terribles contre les civils, qui ont fait un très grand nombre de victimes, et d’attaques contre les femmes. Il s’est rendu coupable de recrutement d’enfants qui ont été abominablement mal traités, y compris sur le plan sexuel. Donc, tout cela exclu le principe d’une coopération. Maintenant, qu’il puisse y avoir cœxistence dans certaines situations, et que de toute façon il faille faire face à certaines situations d’urgence, là c’est la réalité.

Alors, question directe : à quoi sert aujourd’hui cette Monusco budgétivore ? Son budget annuel avoisine le milliard et demi de dollars par an.

Nous sommes dans ce qui est actuellement le mandat le plus robuste qui ait été donné par le Conseil de sécurité à une mission de la paix des Nations unies. Et quand je dis mission de paix, ça suppose qu’il y ait un minimum de volonté de faire cesser les violences ! Là, clairement, on est au-delà d’une situation de ce type.

Et encore une fois, notre mission n’est pas d’entrer en conflit frontal avec tel ou tel groupe armé. Elle est d’appuyer les forces armées congolaises – il faut encore que les forces armées congolaises soient présentes sur la scène – et puis, d’empêcher les abus qui mettent en cause les civils. Et cela, nous le faisons au quotidien. Alors, je suis le premier à reconnaître qu’il y a, malheureusement, des situations dans lesquelles, oui, des civils ont été victimes. Ils n’ont pas pu l’empêcher.

D’aucun assure que le mandat de la Monusco doit évoluer. Y êtes-vous favorable ? Paris fustige notamment un mandat qui ne permet pas d’intervenir pour s’opposer à quelques centaines d’hommes. Que répondez-vous ?

Le mandat, ce n’est pas nous qui le fixons. C’est le Conseil de sécurité. Donc c’est au Conseil de sécurité de prendre ses responsabilités, s’il estime que ce mandat doit être renforcé. Il faut savoir que depuis le début de cette opération, les hélicoptères armés de la Monusco se sont déployés de manière constante. Ils ont tiré des centaines de roquettes, de missiles. Les tanks ont tiré des centaines d’obus, pour enrayer cette offensive, avec toutes ces conséquences humanitaires !

Des statistiques pareilles, vous savez, on ne les voit dans aucune autre opération de maintien de la paix ! D’ailleurs, j’hésite maintenant, à utiliser l’expression « opération de maintien de la paix », à propos du Kivu. Ce sont des situations très différentes de celles que les casques bleus ont connu par le passé ailleurs dans le monde !

La prise de Goma, n’est-ce pas tout de même un échec diplomatique et politique de la Monusco, qui n’a pas incité les deux parties, Kinshasa et M23, à négocier ?

D’abord, je dirais que c’est quand même un échec. Et ça, c’est assez consternant. C’est un échec pour la République démocratique du Congo. C’est sa souveraineté qui est violée par des mouvements soutenus de l’étranger. Pour le reste, des contacts diplomatiques sont en cours, parce que, au-delà des situations militaires, il est évident qu’il faut des solutions politiques.

Dans un récent rapport des Nations unies, l’Ouganda et le Rwanda ont été cités comme parrains du M23. Allez-vous condamner ces deux pays ?

C’est un rapport d’un comité d’experts. Donc, ce n’est pas un rapport officiel des Nations unies. Un certain nombre d’éléments sont sortis dans la presse. Il appartient au Conseil de sécurité – qui doit d’ailleurs le faire dans les prochains jours – de se déterminer sur ce qu’ont dit les experts. L’organe politique des Nations unies c’est d’abord le Conseil de sécurité.

Par ailleurs, le secrétaire général des Nations unies, lui aussi, a condamné de la manière la plus vive toutes ces exactions. Et je crois que c’est bien ainsi que les choses doivent être. Il y a l’approche militaire qui provoque des drames, et il y a l’approche diplomatique.

Demain devrait avoir lieu cette rencontre des trois présidents. Il est clair qu’on ne peut pas rester dans cette logique militaire infernale qui fait tellement de victimes. Il faut trouver des solutions politiques durables à cette crise, qui dure quand même depuis tant d’années et qui a fait tant de victimes !.

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