Côte d’Ivoire / CPI - 
Article publié le : jeudi 22 novembre 2012 à 18:41 - Dernière modification le : vendredi 23 novembre 2012 à 03:10

Côte d’Ivoire: mandat d'arrêt de la CPI contre Simone Gbagbo

Mme Simone Gbagbo, député et épouse de l'ex-chef de l'Etat ivoirien.
Mme Simone Gbagbo, député et épouse de l'ex-chef de l'Etat ivoirien.
(Photo : AFP)

Par Ursula Soares

La Cour pénale internationale (CPI) a délivré un mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo, épouse de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, pour des crimes contre l’humanité commis durant la crise ayant suivi l’élection présidentielle de 2011. Le mandat d’arrêt a été formellement adopté en février 2012, mais il était resté sous scellés. La CPI l’a rendu public, ce jeudi 22 novembre. Le parti de Laurent et Simone Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), dénonce le mandat d’arrêt.

Simone Gbagbo, 63 ans, est soupçonnée par la CPI d’avoir participé à des réunions ayant conduit à des meurtres, des viols et des actes de persécution commis sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Son époux, Laurent Gbagbo est lui aussi soupçonné par la CPI de crimes contre l’humanité et est détenu à La Haye, siège de la CPI, depuis novembre 2011. Son refus de céder le pouvoir à son rival, l’actuel président Alassane Ouattara, avait plongé le pays dans une crise qui a fait 3 000 morts.

« Simone Gbagbo était très proche professionnellement et idéologiquement de son mari », a indiqué la CPI. Elle aurait participé aux réunions préparatoires à la mise en œuvre du plan des forces pro-Gbagbo pour conserver le pouvoir. Elle aurait aussi donné des instructions en vue « de commettre des crimes contre les personnes qui représentaient une menace pour le pouvoir de son mari », a également assuré la CPI, qui ajoute que Simone Gbagbo « avait le pouvoir de contrôler les milices de jeunes et de leur donner directement des instructions ».

Joint par RFI, Fadi El Abdallah, porte-parole de la CPI, précise que l’épouse de l’ex-chef d’Etat ivoirien est présumée innocente, mais « il est nécessaire qu’elle puisse présenter sa défense devant les juges ».

Fadi El Abdallah

Porte-parole de la CPI

Les juges ont considéré qu’il y a des motifs raisonnables de croire que Mme Gbagbo (…) avait participé à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan commun qui était exécuté par les forces pro-Gbagbo.

 

22/11/2012 par Olivier Rogez

La face obscure de Simone Gbagbo, ce sont ces liens présumés avec les escadrons de la mort, apparus en 2004 et s’en prenant aux militants du Rassemblement des républicains (RDR). Ce sont aussi les diatribes virulentes contre la France et un rôle, jamais éclairci, dans la disparition du journaliste français Guy-André Kieffer, en 2004.

Arrêtée en avril 2011 à Abidjan, en même temps que son époux, Simone Gbagbo est depuis détenue dans le nord de la Côte d’Ivoire et jugée, depuis le 13 novembre, pour génocide et crimes de sang, atteinte à la sûreté de l’Etat et infractions économiques, dans le cadre des enquêtes sur la crise allant de décembre 2010 à avril 2011.

Le FPI dénonce le mandat d’arrêt

Parallèlement à l’émission du mandat d’arrêt, la CPI a également demandé le transfert de Simone Gbagbo à la Haye. Réponse du gouvernement ivoirien : la Côte d’Ivoire dira « au moment opportun » si elle veut transférer Simone Gbagbo.

Le Front populaire ivoirien (FPI) – le parti de Laurent et Simone Gbagbo – a, quant à lui, dénoncé ce mandat d’arrêt.
Pour Richard Kodjo, secrétaire général du FPI, joint par RFI, « c’est une grande injustice ».

Richard Kodjo

Secrétaire général du FPI

Je pense qu’on fait une injustice à Simone Gbagbo en lançant un mandat d’arrêt contre elle pour des faits qui ne sont pas avérés et qui ne sont pas vérifiables.

 

22/11/2012 par Guillaume Thibault

Et de son côté, l'organisation de défense des droits de l'homme, Human Rights
Watch (HRW) a appelé la CPI et les autorités ivoiriennes à « faire de rapides progrès afin de s’assurer que les forces pro-Ouattara, impliquées dans les crimes, répondent également de ces crimes devant la justice ».

A Abidjan, les Ivoiriens sont divisés au sujet du mandat d'arrêt émis par la CPI

Micro-trottoir

 

23/11/2012 par Stanislas Ndayishimiye

tags: Côte d'Ivoire - Justice - Justice internationale - Laurent Gbagbo
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(8) Réactions

Que la Cpi arrete sa pagaille

..... La CPI est incapable de remplir cette tache impérative que réclame la majorité, alors il est important de coller la paix aux faibles, faute de quoi ils risquent de perdre toute crédibilité.
C'est honteux d'adresser un mandat d’arrêt a une femme africaine, d'un politicien car en Afrique la dictature des hommes sur les femmes explique la limitation de l'influence de cette dernière et tout africain est convaincu que c'est comme ça que les choses s'opèrent.

Mais elle et son mari ont

Mais elle et son mari ont toujours étét très très proche l'un de l'autre au lit comme dans la tete par le triste constat des memes idées ,des memes solutions pour "AVOIR" le pouvoir et surtout pour le garder....!!!!
Des deux ,elle est certainement la plus vacharde,revancharde d'un passé et une grande manipulatrice en tous genres aidée par des finances détournées des caisses de l'Etat.
Quelle chance elle a ,eux deux vont pouvoir "couler" des jours plus heureux dans un cadre pénitencier des anciens colons ,moderne et civilisé!
Une sacré différence en rapport avec les prisons africaines qu'ils ont tous les deux connus dans leur jeunesse pour des faits très prémonitoires sur la suite de leur "carrière" de dictateur!!!!!!

Manipulation dites-vous?

Le grand manipulateur, celui que Maman depuis la procurure de la Haie, s'efforce de ne pas voir est assis au palais présidentiel à Abidjan. Après avoir manipulé les Dioula de se rebeller et massacrer de milliers d'Ivoiriens dans l'ouest, manipulé son partenaire ivre de vin, manipulé les résultats des votes..; Il fait torturer dans des camps secrets des Ivoiriens et manipulent les pauvres gens que c'est un jeu. S'il n'y a pas de justice sur terre, il payera pour lui à l'enfer.

la cpi fait honte maais

la cpi fait honte maais vraiment honte croyant faire regner la justice de cette facon mais au fond je me dis que cette cpi est juste la pour les plus faibles sinon j'attend voir jusq'aujourd'hui l'interpellation de georges w bush pour les memes delires qu'il a eu a commettre et aussi certains membres de son gouvernement de menteurs n'oubloins pas aussi sarkosy & chirac car les militaires francais ont commis des degats en cote d'ivoire ils doivent aussi repondre

Simone Gbagbo à la CPI et pas Bush et autres

«Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir». La Fontaine (Fables)

Nul n'est au-dessus de la

Nul n'est au-dessus de la loi: "Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi”. Ga 6:7

enfin! Ceux qui rêvent de la

enfin! Ceux qui rêvent de la libération de Laurent GBAGBO vont être soulagés. Il aura de la compagnie, pas n'importe laquelle... Nous qui espérions le retour de l'enfant prodigue, il va falloir qu'on se rende à la C.P.I. ....

Bravo! La CPI vient de donner

Bravo! La CPI vient de donner la vraie définition de la notion de crime contre l'humanité aux Ivoiriens. Certains d'entre eux rêvaient de voir Guillaume Soro et ses amis être inquiétés après l'arrestation de Laurent Gbagbo. Ils croyaient que la cour donnerait l'impression d'être juste en arrêtant des auteurs de crimes dans le camps d'en face au moins Guillaume Soro quelques un de ses amis. .........

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