Sommet de Kampala : le M23 appelé à évacuer Goma en échange de l'écoute de ses revendications


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Les représentants des pays de la région des Grands Lacs demandent aux rebelles congolais du M23 de cesser les combats et d'évacuer la ville de Goma dans les 48 heures. Une déclaration finale faite ce samedi soir 24 novembre à Kampala, la capitale de l’Ouganda, au terme d’un sommet consacré aux violences dans les provinces du Nord-Kivu. En échange, le président Joseph Kabila s'engage à écouter leurs revendications.  

Les FARDC sont capables de défendre la ville de Bukavu.
Colonel Olivier Hamouli
11-10-2013 - Par Bruno Minas

Les chefs d’Etat de la région des Grands Lacs ont d’abord décidé que la République démocratique du Congo devait écouter le M23, évaluer et résoudre ses doléances légitimes. En clair, prendre en compte les revendications du mouvement rebelle concernant la mise en œuvre de l’accord signé en mars 2009 par le Conseil national pour la défense du peuple (CNDP) et le gouvernement de Kinshasa - les chefs militaires du M23 étant issus du CNDP.

Les chefs d’Etat de la région des Grands Lacs appellent ensuite le M23 à mettre fin aux combats et à se retirer de Goma. Les rebelles doivent aussi retirer leurs troupes des positions tactiques les plus importantes qu’ils occupent dans un rayon de 20 km autour de la capitale provinciale du Nord-Kivu, et cela dans les 48 heures.

Autre point important de cette déclaration : le déploiement prévu à l’aéroport de Goma d’une force hybride composée de soldats de l’armée congolaise, de membres du M23 et d’une force neutre qui n’a pas encore été précisément définie. La police à Goma doit enfin être réarmée, dit la déclaration pour pouvoir reprendre ses activités en ville.

Dans la délégation congolaise on se dit satisfait du résultat de ce sommet. Même tonalité du côté de la chef de la diplomatie rwandaise qui parle d’une première avancée importante.

Le chef politique des rebelles congolais du M23 a pour sa part déclaré avoir rencontré à Kampala le président Joseph Kabila. Selon Jean-Marie Runiga des « négociations directes et sans conditions » sont « prévues » avec le président congolais.

Kabila a accepté de dialoguer directement et sans conditions avec nous.
Jean-Marie Runiga
11-10-2013

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