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Article publié le : jeudi 29 novembre 2012 à 22:47 - Dernière modification le : vendredi 30 novembre 2012 à 06:47

Procès Mahé: le colonel Burgaud assume et pointe le général Poncet

Le colonel Eric Burgaud à son arrivée à la cour d'assises de Paris, le 27 novembre 2012.
Le colonel Eric Burgaud à son arrivée à la cour d'assises de Paris, le 27 novembre 2012.
AFP /KENZO TRIBOUILLARD

Par RFI

A Paris, troisième jour du procès de « l'affaire Firmin Mahé » où quatre militaires de l'opération Licorne en Côte d'Ivoire sont accusés du meurtre d'un un Ivoirien présenté comme un coupeur de routes. C'était en 2005. Ce jeudi 29 novembre, un adjudant-chef a raconté à la cour d'assises comment il avait exécuté ce qu'il appelle « un ordre illégal », tandis que cet après-midi le colonel Eric Burgaud a reconnu avoir donné cet ordre.

Avec notre envoyé spécial à la cour d'assises de Paris, Franck Alexandre

Moment de vérité aux assises de Paris. A la barre, le colonel Eric Burgaud, allure martiale, taille de géant. Cet officier promis aux plus hautes destinées a tout perdu dans cette affaire, il a été limogé. Reste l'honneur. Son subordonné, l'adjudant Raugel, a reconnu avoir tué Firmin Mahé sur ordre. Alors la cour retient son souffle et le colonel se confesse : « Pendant l'enquête, je n'ai pas tout dit, car j'avais peur d'aller en prison et de perdre ma famille ».

Puis, devant ses hommes, le colonel avoue : « J'assume avoir donné un ordre illégal et d'avoir été lâche, indigne ». Le colonel reconnaît avoir ordonné à l'adjudant Raugel de ne pas ramener Firmin Mahé, le « coupeur de route », vivant, mais, précise-t-il, « je n'ai pas su lui donner une modalité pratique, je l'ai laissé se débrouiller ».

Mais cet ordre, il l'assume. Cette journée du 13 mai 2005, c'était un combat de valeurs, argumente-t-il en rappelant que « ce que faisait Firmin Mahé était inacceptable. Le supprimer était la moins pire des solutions ». Enfin, le colonel Burgaud livre alors son dernier combat, pour l'honneur : « Cet ordre venait du général Poncet, chef de la force Licorne, mais il ne l'admet pas. L'indignité est désormais dans son camp ».

tags: Côte d'Ivoire - France - Justice
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(3) Réactions

Vous pouvez ne pas être

Vous pouvez ne pas être d'accord mais si un homme mérite que justice lui soit rendu c'est le colonel Burgaud. Il a été sacrifié par la diplomatie française en dépit de l'ensemble des services rendus à la Nation. Et je suis bien placé pour en parler vu que je le connais personnellement et que je connais son parcours.
Eric BURGAUD mérite l'acquittement et le pire dans cette histoire c'est que la personne qui se présente comme la veuve de Firmin MAHE a été sa complice. Elle se mettait en travers de la route avec un enfant dans les bras pour faire arrêter les voitures. Ce faisant elle permettait l'attaque des voitures par Firmin MAHE et sa bande. Et ce serait elle et son mari la victime ? Ce procès est une insulte aux populations de Côte d'Ivoire qui ont été massacrées par Firmin et sa bande.

Je suis d'accord mais les

Je suis d'accord mais les militaires français ne doivent pas devenir des tueurs. Et là ce n'était pas un fait de guerre.
M.Burgaud, quant à lui, n'était à l'époque pas un homme exemplaire. Il a fait des choses moches et a essayé de détruire certains de ses subordonnés. Il faut que justice soit faite. Qu'il assume.

C'est malheureux que des gens

C'est malheureux que des gens bien en soient réduits à vivre une telle indignité. Ces hommes sont le haut du panier de l'armée française. Ils ont contribué à sauver des vies et ils vont pourrir en prison, trahis par des politiques corrompus.

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