Mali: Ban Ki-moon met en garde contre les risques d'une intervention militaire


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Alors que les islamistes armés qui occupent le nord du Mali agrandissent la zone sous leur contrôle -ils viennent de s'installer, sans combattre, à soixante kilomètres de la frontière mauritanienne- à l'ONU, mercredi 28 novembre au soir, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est inquiété des risques d'une intervention militaire au Mali.

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Dans ce rapport au Conseil de sécurité, Ban Ki-moon prend ses distances avec une intervention militaire au Mali. Le secrétaire général des Nations unies juge que l’option militaire peut avoir de graves conséquences humanitaires et qu’une intervention risque de ruiner les efforts de dialogue politique avec les Touaregs. Or, dit Ban Ki-moon, la solution à la crise malienne passe par une solution négociée entre Bamako et les populations touarègues du Nord. La force militaire, dit-il, ne doit être utilisée qu’en dernier recours, contre les plus extrémistes.

Le ton de ce rapport tranche avec l’empressement à agir de la Cédéao et de l’Union africaine. Ban Ki-moon note que plusieurs questions concernant la composition, l’équipement et le financement de la force africaine sont toujours sans réponse.

Le secrétaire général des Nations unies demande au conseil de s’assurer que cette force africaine respectera les droits de l’homme avant de donner son feu à sa mise en place. Il propose la présence d’observateurs de l’ONU.