Mali : une coalition exprime ses réserves sur les médiations de l'Algérie et du Burkina Faso


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A l'appel d'un regroupement de partis et d'associations, un forum sur le nord du Mali s'est déroulé ce samedi 1er décembre à Bamako avec la participation d'environ 200 personnes. L'Alliance des démocrates patriotes pour une sortie de crise (ADPS) tenait cette rencontre pour récuser les médiations algérienne et burkinabè dans la crise malienne.  

L'Alliance des démocrates patriotes pour la sortie de crise, c’est un regroupement d’une quinzaine de partis politiques maliens et d’associations. Cette coalition insiste : il faut libérer le Nord et c’est d’abord et avant tout l’affaire des Maliens.

« Il faut libérer le Nord. Le Mali a beaucoup d’amis, beaucoup plus qu’on ne le pense. Il s’agit pour le gouvernement de bien les identifier et de les mobiliser pour le Mali », explique Soumana Sako, président de l’ADPS et ancien Premier ministre malien.

Et face aux médiations en cours, l’ADPS apporte des réserves. « Nous disons que nous avons certes besoin de cette unité internationale pour nous appuyer, mais nous ne seront pas d’accord pour négocier quoi que ce soit avec des rebelles séparatistes, minoritaires, dirigeants autoproclamés non élus », insiste Soumana Sako.

Mais ici, pour le moment, le gouvernement malien, de son côté, croit toujours aux négociations. Une délégation officielle s’apprête même à se rendre à Ouagadougou, au Burkina Faso, pour prendre connaissance de l’agenda des pourparlers futurs entre les groupes de touaregs armés et l’Etat malien.

Dioncounda Traoré est arrivé hier soir à Niamey. Le président par intérim du Mali est en visite au Niger voisin où il doit rencontrer le chef de l'Etat pour échanger sur la situation au Mali. Le président Issoufou et Dioncounda Traoré doivent s'entretenir ce dimanche 2 décembre. Le président par interim malien devrait également avoir une rencontre avec les militaires maliens basés au Nige et leur chef, le colonel El Hadj Gamou. Cette visite, la première du genre, intervient à quelques jours du vote de la résolution au Conseil de sécurité de l'ONU qui devrait autoriser une intervention militaire au Nord du Mali pour chasser les groupes armés. Elle intervient aussi à la veille, lundi, d'une première rencontre entre une délégation gouvernementale malienne et deux des groupes armés présents au Nord, le MNLA et Ansar Dine.

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