France: les parties civiles arrivent au procès des accusés du meurtre de Firmin Mahé

L'avocat des proches de Firmin Mahé, Fabien Ndoumou, le 27 novembre 2012 à Paris.
© AFP PHOTO /KENZO TRIBOUILLARD

C'est la dernière semaine de procès pour les quatre militaires accusés du meurtre de Firmin Mahé en 2005. La reprise de l'audience ce lundi matin 3 décembre risque d'avoir un sel particulier, puisque les parties civiles, les proches de Mahé, bloquées à Abidjan pour des problèmes de visa sont arrivées à Paris. Ces proches vont être entendus par la cour ce matin.

Jusqu'à présent, il était seul, Me Fabien Ndoumou, désespérément seul sur le banc des parties civiles, surtout face aux quatre accusés, ces militaires au caractère bien trempé et épaulés par des avocats chevronnés.

Et quand il tente de poser des jalons pour la défense des intérêts du clan Mahé, c'est bien souvent un naufrage. Exemple, avec l'un des soldats du peloton Raugel qui, à la barre, vient soutenir ses camarades. Question de l'avocat : « Mahé, est-ce qu'il signait ces exactions ? ». Réponse du soldat : « Heu…comme Zorro, et du bout du doigt, mimant la pointe de l'épée, il fait un Z ». La cour d'assises se gondole et l'avocat, penaud, se rassoit.

Mais, désormais, Fabien Ndoumou ne sera plus seul. « Vous avez, explique-t-il, quatre parties civiles qui sont arrivées et la plus importante c’est Edith, celle qui était témoin oculaire le jour des faits. Vous avez également Jacques Dahou, le frère aîné de Firmin Mahé et ensuite Basile Guei, etc. Le message est clair vous savez, avec tout ce qu’on a rejeté sur Mahé, comme étant coupeur de routes, c’est leur honneur qui a été bafoué. La famille est venue pour montrer à la France que, oui, nous sommes là. La famille de Mahé est là, elle est bien présente. »

Le clan Mahé, d'un côté, les anciens soldats de la force Licorne de l'autre. A n'en pas douter, le face-à-face sera tendu.

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