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Madagascar

En marge du sommet de la SADC, les deux camps malgaches mettent la pression sur l'organisation

Andry Rajoelina (à gauche) et Marc Ravalomanana.
© AFP/REUTERS/Montage RFI

A Dar es Salam, le sommet extraordinaire de la Communauté des Etats d’Afrique australe (SADC) s’est ouvert pour deux jours, vendredi 7 décembre. L’organisation régionale doit tenter de mettre fin à la crise malgache entamée il y a quatre ans. Ce vendredi, aucune décision n’a été annoncée (elle est attendue pour ce week-end). L’heure était aux consultations entre la troïka, l’organisme de sécurité et de défense de la SADC, et les représentants malgaches. Mais déjà à Antananarivo, les partisans de l’ancien président Marc Ravalomanana et ceux du président de la Transition Andry Rajoelina pressent la SADC.

Pour l’instant, rien ne filtre sur sa teneur, mais c’est une annonce ferme de la SADC qui est attendue. Alors chacun des deux camps malgaches affûte ses arguments. Pour les partisans de l’ancien président, la seule absence d’Andry Rajoelina en Tanzanie est un aveu de faute. Guy Rivo Randrianarisoa est le porte-parole de Marc Ravalomanana.

« Où est le véritable problème ? Je pense qu'Andry Rajoelina n'y est pas allé parce qu'il n'a pas envie d'expliquer pourquoi il n'a pas appliqué la feuille de route. De là, la communauté internationale prendra des décisions. »

La feuille de route et ses diverses interprétations sont en effet toujours au cœur du problème. Les partisans de Marc Ravalomanana y voient écrit le droit au retour sans condition de leur leader, condamné par la justice malgache. Leurs adversaires y lisent l’absence d’amnistie.

Pour Jean Rakotondrabe, est un des responsables du TGV, le parti d’Andry Rajoelina, « au regard de la loi, l'ancien président est déjà hors-jeu. Et je crois que les anciens partisans du président veulent faire en sorte que la SADC soit une entreprise de blanchiment. »

La SADC devrait donc dévoiler sa propre lecture. Mais pour sortir Madagascar de la crise, il lui restera à la faire accepter. Et cela semble déjà difficile. Les partisans d’Andry Rajoelina rappelent l’organisation à son « simple rôle de médiateur ».

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