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Article publié le : mardi 11 décembre 2012 à 17:08 - Dernière modification le : vendredi 14 décembre 2012 à 10:52

Mali: «Toute solution militaire et politique passe sûrement par le capitaine Sanogo»

Le capitaine Amadou Sanogo est retiré au camp de Kati à quelque 20 kilomètres de Bamako.
Le capitaine Amadou Sanogo est retiré au camp de Kati à quelque 20 kilomètres de Bamako.
AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Par Caroline Paré

« La situation au Mali est très complexe. Il est un peu tôt pour y voir clair », c’est ce que disait ce mardi matin Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense. La situation est en effet complexe à Bamako, depuis lundi 10 décembre, après l’annonce de la démission du Premier ministre Cheick Modibo Diarra. Il a été poussé à la démission après avoir été arrêté à Bamako sur ordre du capitaine Sanogo, le chef des putschistes du 22-mars. Explications et commentaires de Michel Galy, politologue, professeur de géopolitique à l'Ileri, l’Institut des relations internationales à Paris.

RFI: Paris condamne les circonstances de cette démission et demande aux anciens putschistes de cesser leurs intrusions dans la vie politique malienne, mais pour autant, Paris n’a pas formellement condamné la démission ?

Michel Galy: Effectivement. Il y a une nuance importante dans le vocabulaire mais pour autant c’est l’intervention réitérée des putschistes dans la vie politique malienne que condamne surtout Paris.

Est-ce que cela veut dire qu’aujourd’hui encore, le capitaine Sanogo est incontournable dans la vie politique à Bamako et encore plus au Mali ?

Certainement, c’est un peu le pouvoir de l’ombre. Il est retiré au camp de Kati à quelque 20 kilomètres de Bamako et il va être renforcé par l’arrivée d’un convoi d’armes qui était bloqué à Conakry. Donc, toute solution militaire et politique passe sûrement par lui.

Est-ce que la démission contrainte hier du Premier ministre malien a pu se faire sans l’aval des puissances régionales. On pense bien sûr à la Cédéao, à Blaise Compaoré le président du Burkina Faso qui est médiateur dans cette crise ?

Effectivement, il y a beaucoup d’interventions, beaucoup de médiateurs qui sont parfois contreproductifs. Mais à mon sens, c’est un coup d’Etat interne. Cependant il y a une dimension régionale ou internationale, puisque tant Cheick Modibo Diarra, le Premier ministre, que Dioncounda Traoré ont été quelque part imposés par la Cédéao, par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. Il manque donc de légitimité, autant que les putschistes.

Est-ce qu’il y a aujourd’hui des personnalités émergentes ? Est-ce qu’au sein de la classe politique malienne, il y a des personnalités qui se font entendre ou au moins des partis politiques qui se montrent déterminés à proposer une alternative crédible ?

Il y a par exemple Ibrahim Boubacar Keïta, un des leaders de l’opposition. Ceci dit, il faut noter que les putschistes ont aussi un certain soutien populaire à travers des personnalités comme Oumar Mariko, ancien syndicaliste et la Copam [la Coordination des organisations patriotiques du Mali, NDLR] qui le soutient.

Un soutien, d’ailleurs, qui se manifeste très concrètement parfois dans les rues de Bamako quand il y a ces rassemblements. C’est ce qu’on a encore vu ces dernières semaines ?

Exactement. Ils ont empêché par exemple le président ivoirien Alassane Ouattara, président de la Cédéao, d’arriver à Bamako en avion au début des évènements.

Est-ce qu’il faut voir sous cette forme de coup de force d’hier soir un lien avec la mission européenne qui se prépare pour réorganiser l’armée nationale ? Est-ce que finalement les ex-putschistes n’ont pas eu peur de voir cette force remettre en question leur pouvoir sur la partie sud du pays ?

Tout dépend des modalités d’intervention de cette force. A mon avis, il n’y a pas de lien direct avec les décisions européennes. Mais si, tant les militaires français, européens, que la Cédéao veulent faire une sorte de deuxième coup d’Etat ou de contre coup d’Etat dans Bamako contre les putschistes, cela serait une décision très contestable puisqu’il risquerait d’y avoir des soutiens populaires putschistes. Et donc cela risquerait d’être une opération assez sanglante.

tags: + AFRIQUE - Amadou Haya Sanogo - Blaise Compaoré - Cédéao - Cheick Modibo Diarra - France - Mali
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(17) Réactions

C'est une certitude que toute

C'est une certitude que toute solution politique et militaire passe par lui. Tout ceux qui écrivent dans leurs papiers les: "ex- putschistes" ou "l'ex-chef putschiste " se trompent. Ils (les putschistes) n'ont jamais quitté la scène politique. Le capitaine Sanogo est l'homme fort. Le président Dioncounda n'est rien que l'ombre d'un zombie.

Bonjour.je pense que la

Bonjour.je pense que la situation est tres tendue au mali.cela risquerait de faire perdurer le chaos dans ce pays.la cedeao doit vite trouver une solution afin de liberer le mali.non seulement le 2/3 du territoire est occupe,mais aussi on assiste a des conflits intestins.

la paie au mali

La paix au Mali

l'affaire du mali ne peut

L'affaire du Mali ne peut être réglé par une personne qui se croit omniscient et omniprésent. Ceux qui sont sous le drapeau laissez les hommes politiques faire leur boulot. Sinon cette situation passera à sa vitesse supérieure plus qu'on le connait aujourd’hui. Car une vache ne sautera dans un jardin que dans l'endroit où le grillage est en phase de destruction.

Nous avons apprécier son

Nous avons apprécier son acte; car si ça ne va pas au sommet de l'état, il faut que l'armé prend ses responsabilités. ATT a mis le Mali dans un trou (corruption, injustice, trafic de tous genres etc...) pendant 10 ans personne n'a osé dire non!
Il faut que les hommes politiques sachent qu'ils ne sont pas là pour nous distraire et que l'armée est présent pour intervenir si ça ne va pas au sommet de l'état; c'est le cas entre Dioncounda TRAORE et Cheick Modibob DIARRA.

Bonjour Monsieur Gomez De

Bonjour Monsieur Gomez
De qui se fout-on? De qui se moque -t-on? Qui trompe-t-on?
Nous ne sommes pas tombés de la dernière pluie - en tous cas pas nous ici au Bénin. Nous savons très bien qu'un capitaine professeur d'anglais qui ne manque pas de cran compte plus que sur son écritoire et ses livres de cours.
Lorsque les putschistes ont pris le pouvoir le 22 mars, nous avons pressenti la manœuvre de loin à savoir : embrouiller les cartes, les redistribuer tout en faisant partie des organisateurs des élections et au même moment être candidat, et, tout le monde sait que lorsque l'on organise une élection en Afrique et qu'on est candidat, on ne la perd pas.(sauf Soglo au Bénin en 1996)
Mais les accords de la CEDEAO nous stipule que les membres de la transition ne peuvent être candidats aux prochaines élections au Mali. Ce qui pose un grand problème à ces ennemis du mali et surtout de la démocratie. Maintenant il faut démissionner et prétexter plus tard en disant je ne suis plus membre de la transition, alors je peut bel et bien être candidat. Cette démission est passer de soupçon lorsqu'elle et forcée par Sanogo. Et le tour est joué.
Dans une situation aussi sulfureuse comme celle que viventles pauvres et innocents Maliens actuellement, il existe un diable et il existe son acolyte. Nous connaissons Sanogo et je peux vous rassurer que c'est l'acolyte... Devinez le diable!
Je vous remercie

Merci de se poser la question

Merci de se poser la question car elle devient vraiment urgente!! qui est-il vraiment? est ce un infiltré a la solde des islamistes? ou de quel pays intéressé? on le saura très bientôt

Ce Sanogo apparait de plus en

Sanogo apparait de plus en plus louche... Ce qui m'intrigue vraiment et de constater que systématiquement ce monsieur fait le jeu des islamistes; il arrive au pouvoir au moment où ces derniers envahissent le Nord Mali et facilite l'installation de ceux ci un peu partout dans le pays pendant qu'il occupe le devant de la scène a Bamako ;
Je soupçonne vraiment ce monsieur de trahison et d’être un vulgaire pion des islamistes en tout cas a la solde d’un groupe ou d’un état déstabilisateur …
On en saura plus très rapidement j’en suis certain !

Ce Monsieur Galy ne connait

Ce Monsieur Galy ne connait pas le Mali. La démission ou le limogeage de ce PM est le moindre mal qui puisse arrivé au Mali, tant CMD entrainait tout droit le Mali vers le KO à cause de ses ambitions personnelles. Pour une fois le Capitaine a bien fait de nous débarrasser le plus tôt possible de ce type qu'ils ont imposé eux-mêmes au peuple malien. Quand un PM et son Cabinet n'ont pas d'égard pour le Président de la République fusse-t-il intérimaire, c'est la fin de la république. C'est plus que de la voyoucratie.

Chers Monsieur il ne faut pas

Chers Monsieur il ne faut pas confondre votre choix et celui du peuple Malien, qui dans son ensemble du nord au sud respectent beaucoup IBK.
Faite attention! avez vous la preuve certaine de la participation d'IBK aux événements qui ont empêché Alassane et sa délégation d’atterrir à Bamako.
Et même si c’était le cas, croit-tu? que c'est une raison de ne pas avoir la crédibilité au yeux du peuple Malien; non chers monsieur. Le peuple Malien a ses propres critères de personnalité.

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