Tunisie : un gendarme tué à la frontière algérienne


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Un membre de la garde nationale tunisienne, l’équivalent de la gendarmerie, a été tué le 10 décembre. Il y a eu au moins quatre blessés, lors d'un accrochage avec un groupe armé, dans la région de Kasserine, à l'ouest du pays, non loin de la frontière algérienne. Cet affrontement a lieu au moment où le pays voit se multiplier les foyers de tensions islamistes et sociaux deux ans après sa révolution.

Le chef de poste de la garde nationale locale a été tué par balles dans une opération de ratissage à la poursuite d'un groupe suspect. Plusieurs membres des forces de l'ordre ont également été blessés.

Hélicoptères, blindés... Le ministère de l'Intérieur assure que d'importants renforts sécuritaires ont été déployés. Hier ils ont ratissé la zone pour tenter d'encercler le groupe armé. Un groupe formé d'au moins quatre hommes, infiltrés depuis le territoire algérien, selon l'agence de presse tunisienne, la TAP. Pas de précision sur leur nationalité ni leurs motivations.

La piste salafiste n'est pas écartée, d'autant plus que des arrestations et saisies d'armes ont été effectuées dans des milieux fondamentalistes vendredi soir dans des gouvernorats voisins (Jendouba ; le Kef), plus au nord, également près de la frontière algérienne. Mais il est encore trop tôt pour savoir si ces affaires sont liées.

Il pourrait aussi s'agir d'un groupe de trafiquants. Un phénomène qui inquiète le chef de l'Etat. Moncef Marzouki a souligné vendredi l'augmentation du trafic d'armes dans la région.