Dans un Mali en crise, Diango Cissoko choisit un gouvernement de mission

Pour la plupart des observateurs, le nouveau Premier ministre malien Diango Cissoko est vu comme l'homme de la situation.
© AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE

Le nouveau Premier ministre malien Diango Cissoko a choisi la continuité pour former son nouveau gouvernement. La majorité des ministres en poste gardent leur portefeuille, à l’exception des proches de Cheick Modibo Diarra qui n’ont pas été reconduits. Au total, trente ministres auront pour tâche de trouver les solutions à la crise malienne.

De notre envoyée spéciale à Bamako

Il s’agit incontestablement d’un gouvernement de mission que Diango Cissoko a formé ce samedi 15 décembre dans la soirée. Selon des proches du pouvoir, la priorité à été donnée à l’efficacité et à l’équilibre. Les principales coordinations politiques se disent d’ailleurs satisfaites du résultat. Seuls les proches du Premier ministre sortant ont été remerciés.

L’objectif de la nouvelle équipe ministérielle est de s’atteler aux deux missions de cette transition : la reconquête du Nord et l’organisation de l'élection présidentielle. Officiellement, la période de transition s’achève en avril prochain. Il va donc falloir mettre les bouchées doubles. A Bamako, tout le monde s’accorde à dire que beaucoup trop de temps a été perdu. On reproche au Premier ministre sortant Cheick Modibo Diarra son inaction et surtout le climat de défiance qu’il avait instauré vis-à-vis du président Dioncounda Traoré, ce qui a paralysé l’action publique.

Le FDR soutient ce nouveau gouvernement et ce nouveau Premier ministre. L'essentiel est de quitter cette transition le plus tôt possible.

Amadou Koïta
16-12-2012 - Par Laurent Correau

Quant à la forte présence de l’ex-junte dans ce nouveau gouvernement, les observateurs cherchent à relativiser. On parle d’un mal nécessaire. Pour certains, l’essentiel est d’avancer vite et bien, avec les civils et les militaires, pour sortir au plus vite de la crise. Tout le monde semble d’accord sur un point : Diango Cissoko, le nouveau chef du gouvernement, est l’homme de la situation.

Nous pensons que tant que les concertations nationales n'auront pas eu lieu, le gouvernement sera toujours faible.

Younouss Dicko
16-12-2012 - Par Laurent Correau

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