Le milicien congolais Mathieu Ngudjolo acquitté par la Cour pénale internationale - Afrique - RFI

 

  1. 17:40 TU Accents d'Europe
  2. 18:00 TU Journal
  3. 18:10 TU Accents du monde
  4. 18:30 TU Journal
  5. 18:33 TU Sessions d'information
  6. 18:40 TU Débat du jour
  7. 19:00 TU Journal
  8. 19:10 TU Ici l'Europe
  9. 19:30 TU Journal
  10. 19:40 TU Sessions d'information
  11. 20:00 TU Journal
  12. 20:10 TU La bande passante
  13. 20:30 TU Journal
  14. 20:33 TU La bande passante
  15. 21:00 TU Journal
  16. 21:10 TU Couleurs tropicales
  17. 21:30 TU Journal
  18. 21:33 TU Couleurs tropicales
  19. 22:00 TU Sessions d'information
  20. 22:30 TU Sessions d'information
  21. 23:00 TU Journal
  22. 23:10 TU Ici l'Europe
  23. 23:30 TU Journal
  24. 23:33 TU Danse des mots
  25. 17:40 TU Afrique presse
  1. 17:40 TU Accents d'Europe
  2. 18:00 TU Journal
  3. 18:10 TU Ici l'Europe
  4. 18:30 TU Sessions d'information
  5. 19:00 TU Journal
  6. 19:10 TU Accents du monde
  7. 19:30 TU Journal
  8. 19:40 TU Débat du jour
  9. 20:00 TU Journal
  10. 20:10 TU La bande passante
  11. 20:30 TU Journal
  12. 20:33 TU La bande passante
  13. 21:00 TU Journal
  14. 21:10 TU Radio foot internationale
  15. 21:30 TU Journal
  16. 21:33 TU Radio foot internationale
  17. 22:00 TU Sessions d'information
  18. 22:30 TU Sessions d'information
  19. 23:00 TU Journal
  20. 23:10 TU Vous m'en direz des nouvelles !
  21. 23:30 TU Journal
fermer

Afrique

Justice internationale ONU Ouganda RDC Rwanda

Le milicien congolais Mathieu Ngudjolo acquitté par la Cour pénale internationale

media

Le milicien congolais, Mathieu Ngudjolo, a été acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) en février 2003. C’est le second verdict rendu par la Cour depuis sa mise en place à La Haye, aux Pays-Bas, il y a dix ans.

De notre correspondante à La Haye,

Après trois ans de procès, Mathieu Ngudjolo a été acquitté, mardi 18 décembre, de crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Les juges de la Cour pénale internationale ont estimé que le procureur n’avait pas apporté la preuve des crimes reprochés au milicien congolais. Des meurtres, des viols et des pillages commis contre la population de Bogoro, un village de l’est de la République démocratique du Congo, où le 24 février 2003, près de 200 personnes trouvaient la mort.

Pas de preuves

Les magistrats de La Haye ont bien confirmé l’existence du massacre, mais estimé que les preuves de la participation de l’accusé n’avaient pas été apportées. Trois témoins, qui avaient déposé en partie à huis clos et sous pseudonyme (la Cour évoquant des problèmes de sécurité) avaient affirmé l’avoir vu sur le terrain. Mais leur déposition a été jugée « peu crédible ». D’autant que l’accusé lui-même avait un alibi : le jour de l’attaque de Bogoro, il procédait à un accouchement à Kabutso, loin des sites de crimes.

Cet acquittement n'est pas très rassurant quant à la qualité du travail de l'accusation à la Cour pénale internationale.
Eric Witte, expert en droit international à l'ONG Open Justice Society Inititative 11/10/2013 - par Nicolas Champeaux écouter

Ngudjolo n’était pas le chef

Dans son réquisitoire, le procureur avait bien tenté de plaider sa culpabilité en qualité de supérieur hiérarchique, affirmant que dès lors, Mathieu Ngudjolo n’avait pas besoin d’être présent sur le terrain pour émettre ses ordres. Mais à l’époque des faits, « il n’était pas le chef des commandants Lendu ayant participé à l’attaque », ont estimé les juges. Selon les preuves présentées aux magistrats, ce n’est en réalité qu’un mois plus tard que Mathieu Ngudjolo quitte sa blouse blanche et prend du galon, en devenant le chef d’état-major adjoint chargé des opérations au sein de l’alliance de deux milices congolaises, le Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI) et la Force patriotique de l’Ituri (FRPI).

Pour Ngudjolo, l’attaque était conduite par Kinshasa

Lors de leur plaidoirie, les avocats de l’accusé avaient pointé la responsabilité de Kinshasa dans cette attaque, tout en estimant que celle-ci était légitime puisqu’elle visait à reprendre des territoires occupés par les forces armées ougandaises. L’Ouganda et le Rwanda ont régulièrement été pointés du doigt par les Nations unies pour leur implication dans les conflits à l’est du Congo. Les deux Etats ont régulièrement été accusés de conduire leur guerre, par milices interposées, pour s’emparer des richesses du pays.

Nouvel échec du procureur

Second verdict rendu par la Cour pénale internationale depuis sa mise en place en juillet 2002, l’acquittement de Mathieu Ngudjolo marque un nouvel échec du bureau du procureur. A ce jour, près d’un quart des dossiers présentés devant les juges s’est soldé par un échec. Outre l’acquittement, quatre suspects ont bénéficié d’un non-lieu dans les dernières années. Succédant à Luis Moreno Ocampo, la nouvelle procureur, Fatou Bensouda, a assuré récemment qu’elle reverrait des techniques d’enquêtes qui jusqu’ici n’ont pas fait leurs preuves.

Assurant qu'aucune « circonstance exceptionnelle » ne justifiait son maintien sous les verrous, le juge Bruno Cotte a annoncé que « la chambre rejette la demande de maintien en détention ». Mais il n'a pas précisé pour autant quand celui-ci serait libéré.

Sur le même sujet

Commentaires

 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.