Absents à Ndjamena, les rebelles centrafricains avancent la liste de leurs revendications - Afrique - RFI

 

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Plus célèbre tueur de l'Etat raciste d'Afrique du Sud, responsable de kidnappings, de tortures et d'assassinats d'opposants dont des attentats à la bombe, condamné pour 89 crimes et délits commis à la tête d'une unité antiterroriste de la police du régime ségrégationniste avant d'être amnistié partiellement dans le cadre de la Commission vérité et réconciliation, Eugène De Kock était en prison depuis 1994. Le ministre de la Justice Michael Masutha a décidé, «dans l'intérêt de la réconciliation nationale», «de mettre M. De Kock en liberté conditionnelle», précisant que les modalités de la libération de l'ex-colonel de police, âgé de 66 ans, ne seraient pas rendues publiques.

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Afrique

Denis Sassou-Nguesso François Bozizé République centrafricaine Tchad

Absents à Ndjamena, les rebelles centrafricains avancent la liste de leurs revendications

media

La capitale tchadienne Ndjamena accueille vendredi 21 décembre un sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), entièrement consacré à la crise centrafricaine. Plusieurs chefs d'Etat, dont le Centrafricain François Bozizé et aussi le Congolais Denis Sassou Nguesso sont déjà arrivés. Pour l'heure, les rebelles ne sont pas conviés à se rendre à Ndjamena mais l'invitation pourrait intervenir dans la foulée du sommet.

Les autorités à Ndjamena ont affirmé leur disponibilité à abriter des pourparlers entre les autorités centrafricaines et les chefs de la coalition du Séléka, qui a conquis plusieurs villes du nord et du centre du pays. Pour l'instant, sur le terrain, la coalition rebelle Séléka a annoncé, le 20 décembre, avoir pris le contrôle de la localité de Batangafo. Puis dans la soirée, elle proclamait la suspension des opérations militaires en attendant l'ouverture d'un dialogue.

C'est donc sur le terrain diplomatique que le front pourrait évoluer ce vendredi 21 décembre. Le sommet de la CEEAC qui se tient à Ndjamena va-t-il aboutir à la mise en route de négociations entre le pouvoir centrafricain et les rebelles ? Dix points constituent la liste des revendications du Séléka, l'alliance qui réunit l'UFDR, le CPJP et le CPSK.

Des conditions pour le retour à la stabilité

Les rebelles réclament le respect de l'accord de Birao, signé entre le gouvernement et l'UFDR en 2007, accord qui prévoyait le désarmement et la réinsertion des combattants. Ils exigent également la mise en oeuvre des conclusions du dialogue politique inclusif tenu en décembre 2008 à Bangui.

Réunissant le pouvoir, les rebelles, les syndicats et la société civile, ce forum avait abouti à plusieurs engagements : la formation d'un gouvernement de large union, la tenue d'élections libres et transparentes, la création d'une commission vérité et réconciliation... Quatre ans plus tard, tout serait donc à refaire.

Viennent ensuite des réclamations d'ordre judiciaire avec la mise en place de commissions d'enquête pour connaître notamment le sort d'un ancien leader rebelle, Charles Massi, arrêté par les autorités centrafricaines et disparu depuis décembre 2009. Le point 7 concerne la demande de libération de tous les prisonniers politiques. L'alliance rebelle veut également obtenir le paiement de primes promises à chaque combattant selon l'accord passé avec le président Bozizé.

Dans son communiqué, le Séléka se dit prêt à encourager le retour à la paix si le gouvernement consent à débattre de ces questions. Dans le cas contraire, il affirme qu'il mettra tout en oeuvre pour changer le régime de Bangui qu'il qualifie de « prédateur ».

Enfin, l'opposition centrafricaine, notamment le MLPC, attend également des avancées lors de la réunion de la CEEAC à Ndjamena. Elles ne peuvent voir le jour que par des discussions élargies.

La première attente, c'est le retour à une paix définitive. Ce sommet doit aller au fond des choses [...] Il faut élargir la base des discussions à la question de la sécurité de la République centrafricaine. Tout le monde est victime de la situation de blocage politique qui entraîne cette perte de confiance et de crédibilité de notre pays.
Martin Ziguélé Président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (parti d'opposition) 11/10/2013 - par Ghislaine Dupont écouter


Toujours à Ndjamena, l'opposition tchadienne proteste contre l'intervention de l'armée nationale dans un pays voisin. Saleh Kebzabo, député et leader de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), le principal parti d'opposition représenté à l'assemblée tchadienne, en explique les raisons :

Le Tchad n'a déjà pas de grandes ressources. Il va dépenser des milliards dans un autre pays pour soutenir un régime illégitime.
Saleh Kebzabo Opposant tchadien 11/10/2013 - par Laurent Correau écouter

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