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Burkina Faso: assises nationales sur la corruption : des paroles... et des actes?

media Boîte de suggestions anti-corruption au Kenya. Linda Whitwam

Les assises nationales burkinabè sur la corruption ont pris fin le vendredi 21 décembre. Pendant trois jours, les 650 participants ont pu établir le diagnostic de ce phénomène et des recommandations pour le combattre. Au nombre de ces recommandations, il y a la prise effective de sanctions contre les auteurs d’infractions.

Les participants aux assises nationales sur la corruption ont d'abord recommandé l’application ferme des textes. Mais pour Henri Bruno Bessin, contrôleur d’Etat au Burkina Faso, ce sera désormais l’application de la tolérance zéro : « Quand on dit tolérance zéro, chacun devra avoir désormais inscrit quelque part dans son cerveau qu’on ne peut plus accepter la corruption. On ne doit plus l’accepter. »

Selon François de Salles Bado de la conférence épiscopale Burkina-Niger, il faut passer de la parole à l’acte : « Il s’agit de passer à l’œuvre, de sanctionner ce qu’il faut sanctionner, d’encourager, de féliciter. »

Luc Marius Ibriga, enseignant-chercheur à l'université de Ouagadougou, a interpellé les participants sur les conditions nécessaires à une lutte efficace contre la corruption au Burkina Faso : « On ne peut pas lutter efficacement contre la corruption avec des magistrats généralistes. On ne peut pas non plus lutter contre la corruption quand on a une administration qui est politisée. Il faut que l’on crée un environnement favorable à cela. »

La corruption électorale a également retenu l’attention des participants. A l’issue des échanges, les assises nationales recommandent au gouvernement d’initier une autre réflexion sur la question.

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