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Crise en Centrafrique : les chefs d’Etats d’Afrique centrale en faveur de négociations à Libreville

Les chefs d'Etats d'Afrique centrale se sont réunis à Ndjamena pour se pencher sur la crise en Centrafrique. Conclusion : ils recommandent l'ouverture « sans délai » de négociations entre le gouvernement de Bangui et les mouvements rebelles, et recommandent que ces discussions se tiennent à Libreville au Gabon. Celles-ci devraient donc non seulement regrouper le gouvernement centrafricain, les rebelles mais aussi l’opposition démocratique.
Le Tchad a abrité, ce vendredi 21 décembre, le sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) consacré à la crise centrafricaine. A l’issue de leurs travaux, les chefs d’Etat apportent un soutien militaire au président François Bozizé mais lui demandent d’ouvrir le dialogue avec les rebelles et l’opposition démocratique.
Pendant le huis clos avec ses homologues, François Bozizé a exposé dans les détails la situation qui prévaut dans son pays. Une situation qui nécessite la création de toute urgence d’une force régionale. Celle-ci viendra rejoindre la compagnie tchadienne qui a stoppé l’avancée des rebelles de la coalition Séléka vers Bangui.
Les chefs d’Etat ont aussi décidé de l’ouverture « sans délai » des négociations à Libreville, au Gabon. Des négociations qui devraient regrouper le gouvernement centrafricain, les rebelles mais aussi l’opposition démocratique. Il s’agira de revoir, sous la médiation du Congo, les conclusions et recommandations du dialogue inclusif de 2010. Qu’est-ce qui a marché, qu’est-ce qui n’a pas marché, et apporter les correctifs qui s’imposent.
C’est dire que sans être là, les rebelles ont pu avoir voix au chapitre puisqu'à Libreville, on reparlera de désarmement, de Commission vérité et réconciliation, etc. Mais avant de discuter, les rebelles sont priés de repartir à leur point de départ. Dans le Nord-Est, loin de Bangui. Et ils ont une semaine pour le faire.
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Mais le Séléka veut des garanties avant de quitter les positions qu'il a conquises, à commencer par la signature d'un cessez-le-feu. Il faut dire que les rebelles sont en position de force. Leur avancée dans le nord de la Centrafrique a été spectaculaire. En quelques jours seulement, la coalition rebelle est parvenue à se faire entendre.
Les victoires du Séléka Depuis le 10 décembre et la prise de Ndélé, la coalition rebelle enchaîne les victoires sur tous les fronts. Sur le front militaire, tout d'abord. Après avoir réussi à fédérer plusieurs mouvements armés, le Séléka a enfoncé sans difficulté les lignes de l'armée centrafricaine. En une dizaine de jours, les rebelles sont arrivés jusqu'à Bria, au centre-est du pays, et à Batangafo plus à l'Ouest. Selon une source diplomatique à Bangui, Michel Djotodia aurait sous ses ordres plusieurs milliers de combattants qui seraient désormais bien équipés grâce aux armes récupérées lors des conquêtes des villes abandonnées par les FACA. Sans l'intervention des soldats tchadiens que les rebelles évitent consciensieusement, la capitale centrafricaine serait peut-être d'ores et déjà à portée de tirs. Vainqueur jusque là sur le champ de bataille, la rébellion a également marqué hier des points sur le terrain diplomatique. Si l'appel à un retrait sur les positions de départ du Séléka a fort peu de chance d'être entendu, la demande d'ouverture sans délai de négociations à Libreville sonne, en revanche, comme une mise en garde pour François Bozizé. Le message en creux des chefs d'Etat d'Afrique centrale à leur homologue centrafricain semble être celui-ci : « Parler avec vos ennemis avant qu'il ne soit trop tard ». |
Réaction du Séléka
Eric Massi, porte-parole de la coalition rebelle centrafricaine qui a pris plusieurs villes du nord et du centre de la Centrafrique, se dit satisfait que les dirigeants des Etats de la région se soient penchés sur la crise en RCA. Mais il reste tout de même prudent. Il affirme également que la rébellion maintient son gel des opérations militaires mais qu'elle n'entend pas, pour l'instant, se retirer des positions conquises.
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(1) Réaction
il y a qu'à même un sérieux
il y a qu'à même un sérieux problème, le Tchad et le Congo savent bien que BOZIZE ses jours sont comptés malgré la présence des soldats TCHADIENS envoyés pour sauver son régime.
Mais le hic c'est la personne qui est chargée de gérer ce dossier, Ali Bongo n'est pas un homme de dialogue, impopulaire, et contesté au Gabon, il n'arrive même pas à dialoguer avec son opposition, et surtout à rassembler les Gabonais.
je ne vois pas comment ce monsieur qui est incapable d'organiser une concertation au Gabon peut arriver à convaincre 4 mouvements rebelles centrafricains bien organiser, et la classe politique centrafricaine.
les revendications des rebelles sont simples le respect des accords signé entre 2008 et 2010.