Otages français au Sahel : Aqmi accuse Paris de bloquer les négociations

Quatre otages français aux mains d'Aqmi dans une vidéo diffusée en avril 2011.
© DR

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui détient quatre Français en otage depuis deux ans dans le Sahel, impute aux autorités françaises l'échec des négociations sur leur libération, dans une vidéo diffusée mardi 25 décembre.

C'est quasiment la première fois qu’Abou Zeid, l'un des principaux leaders d'Aqmi, parle dans une vidéo. Et comme il le dit lui-même, c'est pour répondre à des questions posées par des proches des otages français.

On se souvient que, début décembre, s'adressant aux ravisseurs dans une vidéo mise en ligne, l'un des frères des otages français demandait notamment pourquoi les négociations étaient bloquées et que devenaient les Français kidnappés. Dans sa réponse publiée par l'agence de presse mauritanienne en ligne Sahara Medias, Abou Zeid accuse Paris. Selon lui, les otages sont pour le moment en vie, et l'arrêt des négociations et leur blocage total relèvent de la responsabilité de la France, qui n'a pas « daigné répondre à une offre de dialogue ».

C'est classique. Dans les affaires de négociations pour libérer les otages, Aqmi demande soit une rançon, soit la libération de ses combattants détenus en Europe ou en Afrique. Et pour obtenir gain de cause, par stratégie, les islamistes ont toujours accusé les gouvernements européens de traîner les pieds, histoire de les opposer à leurs opinions publiques pour les faire plier.

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