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RCA : le président tchadien hausse le ton

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Ce lundi 31 décembre Idriss Déby, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), a mis en garde les parties en conflit en Centrafrique. Dans un communiqué publié dans l'après-midi, le président tchadien rappelle que la CEEAC est décidée à empêcher à tout prix, toute action militaire au-delà de Damara, la ville centrafricaine située à 70 km de Bangui où sont stationnées les forces d'interposition.

Idriss Déby qui se tient informé de la situation heure par heure, grâce à son état-major, a décidé de lancer un avertissement aux rebelles et aux forces gouvernementales. « La CEEAC a décidé de faire respecter la cessation des hostilités. A cet effet, la ville de Damara constitue la ligne rouge à ne franchir sous nul prétexte », écrit le chef de l’Etat dans un communiqué signé par ses services.

Le groupe de mots « ligne rouge » est souligné en gras dans le texte qui ajoute que les forces de la CEEAC basés dans cette ville ont reçu l’ordre d’empêcher toute violation de ce cessez-le-feu « à tout prix ».

Selon des sources militaires, la ville de Damara, comme celle de Sibut, présentées comme des verrous, restent contournables par de petites unités non motorisés. Autrement dit, des rebelles, par petits groupes, peuvent contourner Damara pour aller attaquer Bangui. L’inverse est aussi possible. D’où la mise en garde du président en exercice de la CEEAC.

Guerre de communiqués

Sur le terrain les deux camps se livrent à une guerre d’intoxication par communiqués interposés. Selon le porte-parole des rebelles de la Seleka, Eric Neris-Massi affirme qu'une colonne de huit véhicules du gouvernement auraient quitté Damara pour attaquer leur position de Sibut à quelque 85 km de là. Les rebelles disent donc vouloir prendre Damara en réponse à cette offensive du gouvernement.

De son coté, le ministre de l'Administration du territoire centrafricain Josué Binua nie catégoriquement avoir lancé une offensive depuis Damara.

En principe dans cette ville verrou, seule la force de maintien de la paix des Etats d'Afrique centrale est sur place. Les renforts promis par la CEEAC sont en train d'arriver pour sécuriser la zone. Selon l’envoyée spéciale de RFI, ce lundi après-midi, 150 soldats d'infanterie sont arrivés du Congo-Brazzaville. 120 soldats gabonais et 120 autres venus de Cameroun sont attendus dès mardi sur place. Ce qui portera à 760, le nombre de soldats de la paix à Damara.

Leur mandat : empêcher à tout prix la bataille de Bangui
Des contingents des pays voisins attendus à Brazzaville 11/10/2013 - par Sarah Sakho écouter

Les Centrafricains dans l'attente

Bataille de Bangui ou pas, les Banguissois vivent dans une incertitude doublée d'angoisse. Hier, 31 décembre, c’est un étrange réveillon qui se préparait dans la capitale, comme ailleurs en Centrafrique. Le couvre-feu a obligé beaucoup d'habitants à rester chez eux en petit comité. Réactions au micro de nos correspondants.

Nous souhaitons que notre pays soit en paix pour 2013
Les Centrafricains incertains et inquiets 11/10/2013 - par RFI écouter

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