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Article publié le : mardi 01 janvier 2013 à 14:23 - Dernière modification le : mercredi 02 janvier 2013 à 00:39

Nouvel An tragique en Côte d'Ivoire: 61 morts près du grand stade d'Abidjan

Des tas de chaussures et de vêtements abandonnés sur le lieu du drame.
Des tas de chaussures et de vêtements abandonnés sur le lieu du drame.
AFP PHOTO/HERVE SEVI

Par RFI

La Côte d'Ivoire est endeuillée. Une bousculade survenue dans un stade d'Abidjan dans la nuit du 31 décembre 2012 au 1er janvier 2013, a viré au drame : une soixantaine de personnes sont mortes, et plusieurs dizaines ont été blessées. Le bilan est encore provisoire.

Ils étaient venus assister aux feux d'artifice du Nouvel An dans le quartier du Plateau à Abidjan. Les festivités se sont terminées par un drame. Une bousculade s'est produite entre 1h et 1h30 dans la nuit devant l'entrée du plus grand stade de la ville, provoquant la mort d'au moins 60 personnes, selon un bilan provisoire communiqué par les services de secours. Il y aurait également au moins 50 blessés, dont de nombreux enfants qui ont été évacués vers les centres hospitaliers de la capitale économique ivoirienne. Ce matin, des tas de chaussures et de vêtements abandonnés étaient encore visibles sur le lieu du drame.

Des milliers de personnes s’étaient rendues dans le quartier du Plateau dans le centre d’Abidjan pour regarder ces feux d’artifices. C’est au moment où les gens ont commencé à rentrer chez eux qu’ils ont rencontré un autre groupe de personnes qui, elles, allaient dans le sens contraire. Zenabo Zampalegre est venue pour participer à la fête avec ses quatre enfants. Son fils est blessé, il n'a toujours reçu aucun soin.

Zenabo Zampalegre

Témoin de la bousculade

Il y a des groupes qui sont venus derrière nous, ils nous ont poussés, nous sommes tombés sous le poids (...). Mon enfant est couché depuis hier, il ne parle pas, il n’y a personne pour le soigner.

 

01/01/2013 par Maureen Grisot

On ne connaît pas encore les circonstances exactes du drame mais on sait que la foule était extrêmement dense et compacte d’autant plus qu’en ce moment, la ville d’Abidjan est décorée de nombreuses lumières. Une animation qui attire beaucoup de monde chaque soir dans les rues de la ville.

La bousculade s’est produite dans une rue, sur un espace restreint d’une centaine de mètres. Des témoins parlent aussi d’un grand trou sur un chantier dans lequel seraient tombés de nombreux passants, dont beaucoup d’enfants. Mais cette information n’est pas encore confirmée par les autorités.

A cause de la densité de la foule, les secours ont mis très longtemps à arriver sur place.

Le président Ouattara s'est rendu au CHU de Cocody, à Abidjan, pour rendre visite aux blessés avec la ministre de la Santé et la Première dame. Des jours de deuil national vont être décrétés.

Alassane Ouattara

Président de la République de Côte d’Ivoire

Ce jour de l’an est un jour de deuil pour nous. Bien sûr nous ferons une enquête pour déterminer les causes de cet événement tragique et nous prendrons toutes les dispositions par rapport aux familles.

 

01/01/2013 par Maureen Grisot

La rue dans laquelle a eu lieu la bousculade a été rapidement bouclée par la police ivoirienne.
REUTERS/Thierry Gouegnon
Vue d'un trou identique à celui qui à causé le drame de la nuit du Nouvel An dans le quartier du Plateau.
REUTERS/Thierry Gouegnon
Des chaussures perdues lors de la bousculade près du grand stade d'Abidjan.
REUTERS/Thierry Gouegnon
Le président ivoirien Alassane Ouattara en visite sur le lieu du drame, le 1er janvier 2013.
REUTERS/Thierry Gouegnon
Des blessés à l'hôpital Cocody de Abidjan.
REUTERS/Thierry Gouegnon
Dans la panique de nombreux objets ont été abandonnés.
Reuters

     

    tags: Alassane Ouattara - Côte d'Ivoire
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    (4) Réactions

    bien qu'ayant quitté ce pays

    bien qu'ayant quitté ce pays malgré moi, mon coeur et mon âme sont en grande partie restés là bas. Cette tragédie m'a profondemment peinée et je tenais à souhaiter courage pour toutes ces familles. Elles font parties de toutes mes prières. je ne comprends pas pourquoi ces flux de personnes n'ont pas été encadrées gentiment mais efficacement dans un tel moment.Beaucoup sont sortis de la guerre et voilà que pour de la joie en pricipe, ils meurent où sont blessés.Réconfort encore pour tous ces enfants et ces blessés. S'il vous plait, soignez les. Merci

    ayant ce pays dans mon coeur

    ayant ce pays dans mon coeur et mon âme bien qu'ayant dû le quitter malgré moi, je suis profondemment chagriné de ce triste nouvel an que j'espérais enfin trés heureux pour tous les habitants e ce pays. La guerre, des rescapés s'en sortent et voilà cette tragédie.Je ne comprends pas pourquoi les flux des personnes ont été laissés sans organisation et encadrement efficaces en restant agréable à tous.je souhaite à toutes ces familles courage et mes prières sont pour eux.

    Je suis aussi attriste a

    Je suis aussi attriste a cause de cette tragedie. Vraiment on peut se demander pourquoi la fete de joie se transforme en deuil. Pitie de tous qui ont subi la mort et ceux qui ont perdu les membres de famille.Que Dieu Tout Puissant les soulage et que les Ivoiriens et les autres tirent des conclusions de cet triste enevement

    souvent l'on se demande

    souvent l'on se demande pourquoi tant de drames depuis 2011,l'accident du bus sur le pont ,de nombreux accidents de circulation qui ont couté la vie à plusieurs personnes ,aujourd’hui 60 personnes et demain?

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