Mgr Paulin Pomodimo: «Il y a une fatalité des crises en Centrafrique» - Afrique - RFI

 

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Mgr Paulin Pomodimo: «Il y a une fatalité des crises en Centrafrique»

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La Centrafrique est de nouveau confrontée à une grave crise. Les rebelles de la Seleka menacent d'entrer dans la capitale pour chasser le président François Bozizé du pouvoir. Quelles sont les causes profondes de ce dernier conflit, comment dénouer la crise ? Le médiateur de la République centrafricaine nous livre son analyse, Monseigneur Paulin Pomodimo, ancien archevêque de Bangui.

RFI: C’est l’organisme sous-régional, la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) qui assure la médiation du conflit actuellement en République centrafricaine. Néanmoins, en tant que médiateur, vous suivez de près la situation. Etes-vous préoccupé à l'heure actuelle ?

Paulin Pomodimo: Non seulement préoccupé, mais je suis vraiment triste pour ce qui arrive à mon pays. Il y a comme une sorte de fatalité qui fait que pratiquement tous les dix ans, on est rattrapé par des crises du même genre.

Comment expliquez-vous ces fréquents cycles d’offensives armées de la part de groupes rebelles en Centrafrique ?

Il faut qu’un jour on ait le courage d’aller jusqu’à la racine des maux qui touchent notre pays dans la manière dont nous gérons les rébellions chez nous. Prenons d’abord cette crise actuelle. Il y a un an de cela, j’avais sillonné cette partie septentrionale du pays d’où est partie la rébellion actuelle par une sorte de caravane de réconciliation.

Lorsque je suis revenu de ce long périple, j’avais retenu qu’il fallait qu’on aille tout de suite organiser l’opération de désarmement. Cela a pris un peu de temps. Il aurait fallu qu’on agisse vite, mais j’ajoute tout de suite que la faute ne revenait pas seulement aux autorités de Centrafrique. Parce que, à l’époque, on savait qu’il fallait beaucoup d’argent pour cela. Les partenaires qui nous aident souvent n’ont pas compris l’urgence.

Est-ce que le malaise actuel n’est pas lié aux dernières élections, en janvier 2010, qui ont été contestées par l’opposition ?

Dans un contexte pareil, les raisons sont complexes. Ceci explique cela.

Et aujourd’hui, quel est votre message aux parties au conflit ?

D’abord, je voudrais m’adresser à mes frères fâchés de la Seleka. Lorsque que quelqu’un prend des armes au bout de sa colère, c’est parce que cette personne a l’impression de ne pas se faire entendre suffisamment. Aujourd’hui, ça n’est plus le cas pour la Seleka parce que les revendications sont entendues par la communauté internationale et par la communauté régionale, par la CEEAC. Cette dernière leur tend une tribune inespérée.

On leur demande d’aller à Libreville pour parler des problèmes qui sont les leurs. On ne peut pas gouverner un pays comme le nôtre, qui est terriblement enclavé, en se dressant contre les Etats voisins de l’Afrique centrale. Ce n’est pas possible de prendre le pouvoir à Bangui et puis de se dresser contre les Etats d’Afrique centrale. Ce n’est pas possible.

Dans le même temps, le président François Bozizé n'a t-il pas trop attendu avant d'inviter les représentants de la rébellion à rejoindre un futur gouvernement d'union ?

On ne revient plus sur cela. Je voudrais saluer le courage du chef d’Etat parce que je l’ai entendu s’engager à partir sans conditions à Libreville pour aller participer aux négociations avec nos frères de la Seleka.

Vous avez justement participé à d'importants pourparlers par le passé. Quels enseignements en avez-vous tiré et comment peuvent-ils être mis à profit pour résoudre la crise actuelle en Centrafrique ?

La première chose, c’est qu’il faut avoir une capacité d’écoute extraordinaire. Je dis souvent que même dans le cœur du chef rebelle le plus endurci, il y a toujours quelque part un espace qui est à la recherche de la paix. Il faut savoir les écouter.

Mais pour le cas d’espèce, la Seleka semble avant tout animée par un désir de voir le président François Bozizé quitter le pouvoir.

Il y a un certain nombre de choses que l’on peut parfois obtenir plus par la force des arguments que par le fracas des armes. On a un cas précis : il y a eu deux armées qui sont allées pour chasser Baba Ladé [chef de la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) ndlr], mais nous, au niveau de la médiation, rien que par la force de la parole, nous avons pu non seulement faire repartir ce chef rebelle chez lui, mais nous avons également réussi à rapatrier tous ces éléments sans utiliser une fois une arme de guerre.

François Bozizé était chef rebelle en 2003 lorsqu'il a participé à des négociations avec feu le président Ange Félix Patassé. Vous étiez présent lors de ces pourparlers. Comment Bozizé s'était-il comporté ?

A l’époque, on m’avait demandé de créer un espace de dialogue lorsque Bozizé arriverait par à la rébellion, toujours par la même voie, à partir du Nord. Alors aujourd’hui, je peux dire en toute humilité que l’on n’avait pas à réussir puisque le camp Bozizé à l’époque avait le choix de rentrer à Bangui et de prendre le pouvoir. Est-ce que c’était bien ? Est-ce que ce n’était pas bien ? Je crois que la mission de la médiation n’est pas de juger.

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