Au Mali, les leaders religieux sont la cible des jihadistes

Mosquée Sidi Yahia au Mali .
© DR

Depuis quelques semaines, des leaders religieux du sud du Mali reçoivent des menaces de mort par téléphone. Ces menaces sont attribuées aux jihadistes qui contrôlent le nord du pays. Les leaders religieux se montrent très critiques vis-à-vis des jihadistes et condamnent leurs actes et pratiques.

Au rez-de-chaussée d’un immeuble de Bamako, on trouve une salle de prière. Des fidèles prient pour que la paix reviennent au Mali. Au dernier étage du même bâtiment, Cheick Soufi Bilal de la communauté musulmane des soufis du Mali. Plutôt jeune, il est vénéré par des milliers de fidèles en tant que soufi, c’est-à-dire qu’il prône un islam tolérant. Lui et ses proches ont aussi reçu des menaces de mort : « Je reçois des messages de faire attention, de prudence, souvent de menace de mort directe. »

Mais pour lui, pas de quoi fouetter un chat. Il continue par condamner les actes et les pratiques des jihadistes qui occupent le nord du Mali. « La situation dans le nord du Mali est dramatique. Je n’adhère pas à cet islam. Je suis contre. Nous sommes diamétralement opposés à ces pratiques que font ces gens-là au Nord. »

Cheick Soufi Bilal et sa communauté organisent fin janvier un grand festival à Bamako. Au programme, séances de prières, dialogues interreligieux, mais également match de foot pour montrer que contrairement à la pratique actuelle dans le nord du Mali, on peut être musulman et pratiquer le sport.

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